Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Guismala Hamza a apporté des explications par rapport au retard du au paiement des indemnités des semenciers du projet PRUCAC. Lors d’une interview accordée à la presse, Guismala Hamza a donné les raisons qui ont causé ce retard et promet des réponses.

Oubangui Médias : Bonjour, Monsieur le ministre.

Guismala Hamza : Bonjour madame la journaliste.

Oubangui Médias : S’agissant de la régularisation des paiements, pouvez-vous nous expliquer un peu plus en détail comment ce projet contribue à renforcer la sécurité alimentaire européenne?

Guismala Hamza : Je remercie l’équipe de médias qui est venue à mon encontre pour qu’on puisse éclairer la lanterne des producteurs semenciers de la réduction de trafic et plus particulièrement les fournisseurs de semences dans le cadre du projet PRUCAC. Pour la simple raison, comme vous le savez, le gouvernement a négocié auprès de la Banque mondiale et a obtenu le financement du projet d’urgence à la crise alimentaire en République centrafricaine, dénommé PRUCAC, piloté par l’unité de gestion. Et dans le cadre de ce projet, dans sa mise en œuvre, il y a eu une composante déterminée, la composante sécurité alimentaire, appui à la sécurité alimentaire. Et ce volet, il y a le producteur de semences. Vous savez que quand il n’y a pas une bonne semence, il n’y aura pas une production conséquente pour éradiquer l’insécurité alimentaire. Et cette composante, sa mise en œuvre est confiée à l’ONG WHH, qui chaque année organise des foires semencières pour distribuer aux petits exploitants agricoles. Et c’est en 2025, WHH a organisé sept foires dans les sept régions de la République Centrafricaine. Et c’est pour une somme, si on compile tout ce qui a été dans les foires de sept régions de la République Centrafricaine, on a un montant total de 2, 860,000 francs CFA.

Évidemment, après l’organisation de cette foire, les coupons de services ont été donnés aux serviteurs, enfin de les payer après. Et au retour, ce paiement a pris du retard. Et ce retard, ça a pris dix mois que les fournisseurs n’ont pas perçu leur argent. Nous, en tant que ministère de tutelle, nous avons multiplié les raisons et les raisons qui , ça c’est du côté du projet. La procédure de paiement entre l’ONG, l’unité de coordination et le bureau payé de la Banque mondiale s’est prise de retard. Et lorsque les institutions ont finalisé, et du côté des fournisseurs aussi, il y a eu des problèmes parce que certains fournisseurs sont des fournisseurs individuels, où leur compte n’a pas de nom, tantôt nous avons des coopératives qui n’ont pas aussi de compte au niveau de banque, donc leur paiement doit être direct.

Et nous, il fallait d’abord disséquer ça. Quels sont les fournisseurs qui ont leur compte en banque et quels sont les fournisseurs qui n’ont pas de compte en banque ? Quels sont ceux qui sont dans les coopératives et quels sont les fournisseurs individuels ? Et tout a été fait avec les parties prenantes, nous avons multiplié nos efforts et la Banque mondiale a décaissé.

Oubangui Médias : Comme vous venez de dire, tous les fournisseurs de semences viennent d’être payés. Quel rôle le ministère de l’Agriculture a-t-il joué dans la résolution de ce problème et comment le ministère prévoit il mieux accompagner les semences dans l’avenir ?

Guismala Hamza : Le rôle du ministère de l’Agriculture dans cette résolution. Le ministère a toujours joué son rôle, le rôle régalien de veiller sur la production pour éradiquer l’insécurité alimentaire. Et notre rôle aussi est de voir quels sont les mécanismes que nous devons mettre en place pour satisfaire les fournisseurs de semences et aussi de voir au niveau du projet le respect des délais de paiement et aussi l’organisation de foires dans le cadre de ce que le gouvernement en a besoin. Donc pour éviter les semences, les tout-venants, lors de l’organisation, il faut d’abord que tous les coopératifs doivent être cadrés par la Chambre d’agriculture et de tourisme et les semences doivent être aussi contrôlées, analysées par l’Office national de semences. Donc ça c’est notre rôle pour que les petits exploitants qui doivent bénéficier de ces semences, bénéficient de semences bien améliorées et bien traitées pour qu’il y ait une bonne production afin d’aller vers la sécurité alimentaire.

Oubangui Médias : Avec l’accompagnement du corps qui approche, quel plan le projet met-il en place pour s’assurer que les semenciers qui ont été confrontés à des retards de paiement ne se sentent pas découragés et puissent continuer à fournir des semences de qualité à tous.

Guismala Hamza : Aujourd’hui, au niveau du ministère de l’Agriculture, comme je disais que c’est notre rôle régalien, nous organisons les foires. Les foires parce que nous avons un plan d’organisation, c’est-à-dire la planification. Et cette planification, nous la remettons au projet pour l’exécution. Il ne faut pas organiser par région pour que les semences de ceux qui sont peut-être, par exemple, à Bangassou, manquent de semences.

On a un seul centre qui doit distribuer tout. Nous, on organise les foires là. Ça, c’est le plan du ministère. Et le projet et l’institution chargée de mise en œuvre doit respecter le plan que le ministère a mis en place. Donc, s’il y a des semences à Bangassou, on doit organiser une foire à Bangassou pour que ceux de la région numéro 6 puissent en bénéficier. Si à Bambari, nous devons organiser une foire à Bambari pour que ceux-là puissent en bénéficier. Donc, ça, c’est le plan du ministère. Mais le plan en détail, c’est le projet même qui fait ce plan détaillé. Voilà, ça, c’est à peu près ce que je pourrais vous dire sur ce plan.

Oubangui Médias : Et quel engagement compte-t-il de l’UIC 30 pour renforcer la confiance de ce dossier ?

Guismala Hamza : Pour cette année, l’engagement que nous avons, c’est-à-dire le plan concret, c’est pour dire que cette année, si nous allons organiser cette foire, nous n’avons peut-être que le groupement. Le privilège est déjà donné sur les coopératives parce que nous avons organisé la mise en place des coopératives et ces coopératives doivent avoir leur compte en banque pour qu’on n’ait pas de tracasseries.

Mais nous avons aussi des producteurs individuels et ces producteurs individuels doivent respecter le principe. Ils doivent avoir des comptes en banque. On ne paye plus les trucs en paiement direct. Ça cause des problèmes. Donc les gens doivent s’organiser en groupement, soit en coopérative ou quand on est un producteur individuel, et ce producteur individuel doit être reconnu au niveau de la chambre d’agriculture. Et de tourisme. Il doit avoir aussi son compte en banque pour qu’on ne tombe plus dans les désagréments de cette année.

Oubangui Médias : Monsieur le Ministre, est-ce que vous avez un dernier mot à lancer à l’endroit des partenaires de mise en œuvre du projet PRUCAC et aussi en tant que patron du ministère de l’Agriculture ?

Guismala Hamza : C’est d’abord aux semenciers, parce que nous, dans le cadre de ce projet, nous avons à peu près 36 groupements d’agriculteurs multiplicateurs de semences, donc de respecter les consignes données par les agents du ministère de l’Agriculture. Parce que, dans le cadre, quand on est producteur de semences, vous avez certaines règles à suivre, données par ACDA et ONASEM. Et aussi, l’année qui vient, nous allons lancer instantanément la campagne agricole de 2016. Tous ces partenaires doivent être présents lors du lancement. Nous avons une feuille de route à donner à ces partenaires de mise en œuvre. Que ce soit PAM. Que ce soit WHH. Que ce soit CONSERN, CICR, FAO. Donc, nous devons respecter les grandes lignes de distribution. L’organisation de foires doit être dans chaque région, et faire un planning pour que la foire se termine dans le délai. Et eux-mêmes, qu’ils ressortent un plan de paiement qui dit être mis à la disposition du ministère pour que le ministère suive le paiement. On sait que telle région a été payée en telle date, et telle région a été payée en telle date pour nous, permettre de comprendre que tout le monde a été satisfait.

Et nous ne voulons pas qu’il y ait encore ces désagréments. C’est à eux-mêmes, de prendre les dispositions nécessaires. Mais avant d’aller au lancement de la campagne, nous devons d’abord tenir cette réunion tripartite entre le ministère, l’unité de gestion et les partenaires de mise en œuvre. Donc, ça, c’est le dernier mot que j’ai à lancer.

Et vers les fournisseurs. Dans le cadre de la relance de la culture centrafricaine, nous ne sommes plus au moment de l’enlèvement, nous sommes au moment du développement. Le développement a besoin de la qualité des semences que nous devons produire. Et nous, nous avons nos producteurs de semences. Nous avons six. Un groupement qui présente les semences non certifiées par l’ONASEM serait purement simplement rejeté.

Donc, on privilégie les semences centrafricaines pour les petits agriculteurs centrafricains. Et aussi, le dernier mot, c’est aux agents de l’ACDA et aux agents de l’ONASEM, qui sont sur le terrain, c’est de faire leur travail comme il se doit. Aujourd’hui, ils n’ont plus de raison de ne pas atteindre le dernier paysan qui se trouve, le petit agriculteur qui se trouve, dans le cadre de la distribution. Parce que tous ces agents ont un moyen, nous avons fait avec nos partenaires de mise en œuvre, ils ont un moyen roulant qui leur permet d’atteindre le dernier petit exploitant qui se trouve sur le territoire centrafricain.

Oubangui Médias : Monsieur le ministre, la presse vous dit merci.

Guismala Hamza : C’est à moi de vous remercier

Propos recueillis par Dieu-Beni Anderson Kabou