Lors de sa conférence de presse hebdomadaire tenue le mercredi 28 mai, la MINUSCA a relayé le message du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus. Dans un hommage solennel, le chef de l’ONU a salué le courage, la résilience et le dévouement des femmes et des hommes engagés pour la paix à travers le monde, dans des contextes de plus en plus complexes.

Chaque année, cette journée permet de reconnaître le rôle essentiel des Casques bleus dans la prévention des conflits, la protection des civils et la reconstruction des sociétés après les crises. Le thème retenu pour l’édition 2025, « L’avenir du maintien de la paix », met en lumière les défis contemporains et futurs auxquels sont confrontées les opérations de paix.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage à leur travail. Leur résilience, leur dévouement et leur courage nous inspirent », a déclaré le Secrétaire Général de l’ONU.

Le bilan humain de ces opérations est lourd plus de 4 400 Casques bleus ont perdu la vie en service, dont 57 au cours de la dernière année. Le Secrétaire Général a insisté sur l’importance de ne jamais oublier leur sacrifice et de poursuivre leur œuvre.

Dans un monde marqué par une polarisation croissante, la montée des menaces transnationales telles que le terrorisme, la désinformation ou encore la crise climatique, les missions de maintien de la paix font face à des obstacles sans précédent. Le chef de l’ONU a souligné la nécessité d’un appui renforcé tant sur le plan matériel que politique pour permettre à ces missions d’accomplir efficacement leur mandat.

« Pour l’avenir, il est essentiel de s’assurer que les Casques bleus disposent des moyens nécessaires pour accomplir leur tâche », a-t-il affirmé.

S’inscrivant dans la dynamique du Pacte pour l’avenir, adopté l’an dernier au siège des Nations Unies, l’Organisation entend repenser en profondeur ses opérations de paix. Le Secrétaire général a évoqué un processus de réexamen en cours visant à identifier les facteurs de succès et à concevoir de nouveaux modèles opérationnels adaptés aux réalités actuelles.

« Ensemble, nous poursuivrons cette action indispensable. Le monde a besoin de l’ONU et l’Organisation a besoin d’un maintien de la paix à la hauteur des défis de notre temps », a-t-il conclu.

Ce message prend tout son sens dans des pays comme la République centrafricaine, où la MINUSCA travaille depuis plusieurs années pour rétablir la paix et la stabilité.       Milca Bissidi