Le vendredi 06 décembre 2024 à Bangui, le collectif des ressortissants de Sekikédé a dénoncé une sortie médiatique du président de la jeunesse de Ouandja accusant la population de ladite localité d’abriter la base arrière des rebelles.
En rappel, le 28 novembre dernier, dans un communiqué de presse non daté et ne portant aucune signature, publiée sur le réseau social Facebook, stipule que les habitants de Sekikédé sont des rebelles, et durant plusieurs années Sekikédé abrite des bases arrières des rebelles. Les ressortissants sont manipulés par certaines personnalités politiques proches de la Présidence, pour revendiquer cette localité, afin qu’elle puisse être érigée en sous-préfecture pour servir les égaux personnels et non pour une cause commune ; encore moins pour une question de développement. La jeunesse de ladite sous-préfecture dit non à ce projet macabre tendant à semer un climat d’insécurité encore plus grandissant que c’était auparavant.
Dans le communiqué, la jeunesse de la localité de Ouandja rappelle au gouvernement que le développement d’un pays ne se résume pas à la création d’une sous-préfecture, et ce projet ne vise qu’à récompenser l’intérêt qu’une seule ethnie et à se détacher de la vision politique du pays.
Les faits remontent le 09 novembre 2024, où une marche pacifique fut organisée par une partie de la population de SAekikédé, réclamant des autorités de Bangui, la transformation de la localité en sous-préfecture.
À en croire le porte-parole du collectif des ressortissants de Sekikédé, Mahamat Ahmat Ibrahim, ses revendications sont légitimes et proviennent d’une volonté populaire : « Il y a aucun mal en ce que la population de Sekikédé, demande aux hautes autorités centrafricaines d’ériger leurs localités en sous-préfecture. Car c’est depuis plusieurs années que cette population souffre, abandonnée à son triste sort, donc à un moment donné, il faut sortir de cette situation pour prendre en charge son destin ».
L’objectif principal de cette marche étant de réclamer l’indépendance de cette localité vis à vis du mépris qu’elle fait face au su et vue des autorités locales de Ouandja, elle sera donc mal perçue par ces derniers et c’est ici le début d’une crise et d’une guerre de communication.
Avec une nette augmentation démographique, il est temps que cette localité prenne son envol, affirme le porte-parole en ces termes : « Avec une population estimée à plus de 52.000 habitants, il est temps que la localité de Sekikédé puisse être érigée en sous-préfecture afin d’être plus proche de l’État » a déclaré le porte-parole.
Cette sortie est qualifiée par le collectif des ressortissants des habitants de Sekikédé comme des propos haineux et pouvant être de nature à troubler la cohésion sociale et la paix dans la localité. Le porte-parole Mahamat Ahmat Ibrahim ajoute : « En lisant cette fameuse déclaration, vous pouvez déjà comprendre les intérêts égoïstes qui s’y cachent derrière. Comment c’est été distants représentants de la jeunesse puisse tenir de telles propos », et de poursuivre le porte-parole sur un style de Thomas Sankara : « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérites pas que l’on s’apitoie sur son sort ».
Le collectif demande à cet effet au gouvernement et les partenaires au développement de la RCA, de tenir compte de tous les paramètres et du mémorandum déposé sur la table des autorités de la localité en vue de donner une suite logique.
Les sous-préfectures de Ouandja et de Ouandja Kotto font régulièrement face à des crises intercommunautaires mettant à mal le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans la zone. Depuis lors, aucune initiative gouvernementale, n’est entreprise pour y mettre fin. Diana Jerda Deran/Tiffany Dacko

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