A titre de rappel, à la fin du mois de septembre, le Groupe de travail de société civile sur la crise en RCA (GTSC) a sorti un rapport scandaleux sur le secteur pétrolier en RCA. Mais le département en charge de l’Energie a dans un communiqué de presse, balayé du revers de main le contenu dudit rapport.
Ce guéguerre entre le ministère de l’Energie et le GTSC a fait l’objet d’une recherche méthodique et qui sera publié dans les annales de l’Université de Bangui. Une initiative du Dr Mario Azou-Passonda, ancien DIRCAB au ministère des Affaires étrangères.
Le résultat de cette recherche a été rendu publique ce mardi 12 novembre lors d’une conférence débat à l’Université de Bangui en présence de près d’un millier des étudiants.
Dans ce document de plus de 22 pages, Dr Mario Azou-Passonda a mis d’une part les points de convergence concernant le prix du carburant en RCA, le cas aussi des questions de main levée que le département délivre à ceux qui importent d’une manière frauduleuse le carburant et de l’autre côté les points de divergence entre le rapport du GTSC et le communiqué du ministère de l’Energie surtout la question de la violation de texte juridique qui encadre ce secteur.
Selon le résultat du rapport de recherche du Dr Mario Azou-Passonda, le rapport du GTSC n’a pas approfondi son analyse dans la définition du terme de la libéralisation du secteur pétrolier en RCA :
<< la loi accorde effectivement le monopole de stockage à l’état mais comme les autres secteurs qui ont été libéralisé, l’état ne doit plus se mêler de la commercialisation des produits pétroliers. Et l’état est libre de choisir un marcketeur c’est ce qu’on appelle le marché de gré à gré et c’est ce que le ministère a fait pour gérer ce marché avec les douze marcketeurs tout en suivant les règles de passation de marché public. >>
Ce document a aussi relevé que, malgré qu’il y a plusieurs marcketeurs qui existent en RCA, le rapport du GTSC a fait une plaidoirie spécialement en faveur de Neptune Oil S.A.
Pour sa part, Dr Mario Azou-Passonda se demande sur l’intérêt du GTSC à défendre une entreprise au lieu de défendre l’intérêt du peuple centrafricain qui continue de payer le carburant à la pompe à un prix très élevé.
Le document a aussi relevé des manquements concernant la main levée sur des carburants qui font l’objet de confiscation par le Comité de Contröle et de Lutte Contre les Importations Frauduleuses des Produits Pétroliers (CCLCIFPP).
Pour qu’il ait transparence au sein de ce comité, la main levée doit nécessairement porter deux où trois signatures, c’est-à-dire celle du ministre en charge de l’Energie, de son Directeur de cabinet et du chef de service de ce comité. A conclu le rapport de cette recherche menée par Dr Mario Azou-Passonda.
Notons que malgré les suggestions faites par le GTSC afin d’assainir ce secteur, notamment au FMI qui devrait solliciter la mutation du Chef de Mission en RCA pour conflit d’intérêts lui enlevant toute impartialité nécessaire au respect des solutions souveraines dont l’impact a un effet bénéfique pour le redressement de l’économie de ce pays
Et plus particulièrement aux autorités centrafricaines de mettre sur pieds un cadre de recouvrement des dettes dans le secteur pétrolier afin de dégager des liquidités pouvant faciliter l’approvisionnement dans les prochains mois aussi intensifier la lutte contre la contrebande afin de résorber ce phénomène sur l’ensemble du territoire et favoriser l’activité des marketer, vivier d’emplois stables. Ce rapport du GTSC est mal digéré par les autorités en charge de l’Energie.
Thibault Bakalé

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