Le jeudi 18 octobre, Paul Doko, chargé de mission au ministère de l’Agriculture a lancé l’atelier dans le cadre de concertation des acteurs du secteur semencier pour le développement du système de partage d’information sur le marché pour faciliter la commercialisation et distribution de semences de qualité en Centrafrique, en présence du représentant de la FAO, du Coordonnateur du projet « PRUCAC », Marco Ciaflon et autres partenaires techniques et financiers.
Le Gouvernement centrafricain a obtenu un financement de la Banque Mondiale pour la mise en œuvre du Projet de Réponse Urgence à la Crise Alimentaire en Centrafrique, « PRUCAC ». Ce projet vise principalement à atténuer l’impact des chocs économiques concomitants induits par la pandémie de Covid-19, la hausse des prix et les précipitations excessives, inondations récurrentes sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la Centrafrique.
Pour le chargé de mission, Paul Doko, la question la semence est une haute priorité pour le ministère de l’agriculture : « La semence est la capitale biologique qui se combine avec la production voilà pourquoi, le ministère est tenu de coordonner tous les efforts des acteurs agricoles qui travaillent dans le domaine de la semence à savoir, les ONG, les agences des Nations-Unies en particulier de la FAO, qui depuis la crise de 2014 ne se lasse pas pour porter la plate-forme semencière ».
Les principaux objectifs d’engagement de la FAO sont déterminés par le partenariat avec le Gouvernement dans la mise en œuvre des différentes sous-composantes du projet entre autres, soutien à la production alimentaire et nutritionnelle des ménages, renforcement des informations hydrométéorologiques pour l’alerte précoce des inondations et enfin la réhabilitation et entretien des petites infrastructures agricoles, dans lesquelles la FAO joue un rôle de soutien à l’exécution.
En effet, l’importance de la production et la semence avec les principaux acteurs du secteur semencier, l’initiative vise à améliorer et redynamiser le secteur par la création d’un environnement favorable permettant l’accès des petits producteurs a des semences de haute qualité des variétés améliorées.
Les défis maintenant, pour le ministère d’agriculture, c’est comment faire mieux pour contrôler la qualité des semences, d’écouler les bonnes qualités de semences sans qu’il est des mélanges des intrusions, des mauvaises pratiques de types de fraudes qui consisteraient à acheter des graines, vendre aux gens comme des semences.
« Le ministère est dans une démarche de tolérance, de sensibilisation qui est en train de se faire par le dialogue entre les acteurs pour éveiller leurs consciences sur la nécessité de travailler avec beaucoup d’éthique, de professionnalisme pour maintenir le potentiel de tout ce capital semencier qui est introduit ses dernières années et qui commence à faire impacte dans le milieu paysan, des coopératives que nous avons sondées » a dit le chargé de mission au ministère de l’Agriculture, Paul Doko.
Ainsi pour le développement des systèmes de partage d’informations sur les marchés pour faciliter la commercialisation et distribution des semences de qualités, la FAO voudrait établir un cadre de concertation entre acteurs de la filière semencière et plate-forme semencière pour un partenariat public privé (PPP) du secteur semencier et un cadre de collaboration entre les acteurs de la filière semencière.
Il est à noter que plusieurs objectifs spécifiques ont été ciblés entre autres, informer sur le standard de production, contrôle et certification des principales cultures vivrières et la traçabilité des semences. Cet atelier a vu la participation de 65 personnes venant des Institutions publiques ONG et agences internationales intervenant dans le secteur semencier et agriculture et les privés qui sont dans la multiplication et distribution de semences, production agricole et transformation des produits agricoles.
Zarambaud Mamadou

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