Lors de son point de presse hebdomadaire la Minusca, son porte-parole Vladimir Monteiro a déclaré mercredi 2 août dernier que le programme de réduction de la violence communautaire pour l’année 2023-2024 est en cours de finalisation où une série de réunions a lieu entre la Minusca et le Ministère d’Etat en charge du DDRR et du suivi de l’APPR ainsi que les autorités locales de Bangui et certaines préfectures de la RCA. Et indique que la mission a documenté entre 15 au 31 juillet une centaine de violations des droits de l’homme en RCA.

Les préfectures de Mbomou, Vakaga, Ouham, Nana-Mamberé, Haute-Kotto, Mbomou, Nana-Gibrizi, Kemo, Bamingui-Bangoran et Ombella-Mpoko. En 2022-2023 sont les principales bénéficiaires du programme de réduction de la violence communautaire pour un total de 4321 personnes dont 2118 femmes, tous inéligibles au Programme National de DDRR. Ils bénéficient de formations professionnelles de courte durée (3 mois), d’un soutien au démarrage de leurs activités génératrices de revenu, des travaux à haute intensité de main d’œuvre, des projets communautaires tels que la construction et la réhabilitation d’écoles, de pompes à eau.

En ce qui concerne la situation sur les droits de l’homme, le porte-parole Vladimir Monteiro a fait savoir que la Minusca a documenté et vérifié 164 violations et atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire, ayant affecté 173 victimes entre le 15 et le 28 juillet 2023.

De son côté, le porte-parole militaire de la Minusca, le Lieutenant-colonel, Abdoul Aziz Ouédraogo, a fait part que des nombreuses patrouilles menées par les différents contingents de la Force pour assurer la protection des populations civiles. Les différents contingents poursuivent les missions de jour comme de nuit avec détermination et en coordination avec les FACA. Selon lui, le nombre des patrouilles conjointes a ainsi doublé passant de 13 à 27 principalement dans le centre de la RCA. Mais cela n’avait pas empêché les groupes armés d’opérer clandestinement.

Les casques bleus intensifient également les patrouilles de domination dans la zone frontalière avec le Tchad, tout en apportant leur soutien aux acteurs humanitaires qui œuvrent dans la prise en charge des communautés vulnérables et des réfugiés tchadiens, a-t-il ajouté.

Christian Steve SINGA