Le ministre conseiller et porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpeme, a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau processus de digitalisation des institutions publiques dans le cadre des réformes de la 7 République. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse tenu le samedi 28 février à Bangui.

Dans son intervention, le porte-parole de la Présidence a précisé que cette nouvelle orientation vise à moderniser les institutions publiques, à renforcer la transparence et à réduire les fraudes ainsi que les lourdeurs administratives. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État de promouvoir une gouvernance plus efficace, plus responsable et résolument tournée vers la modernité.

« La digitalisation des institutions centrafricaines, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie qu’aujourd’hui nous tirons les leçons de la crise militaro-politique qui a frappé notre pays, la République centrafricaine. Cette crise a fait que, lorsque les groupes armés ont traversé le pays, ils ont complètement saccagé de nombreuses infrastructures et détruit plusieurs documents administratifs dans les hôpitaux, les écoles, les mairies ainsi que les tribunaux. Aujourd’hui, on ne retrouve plus les traces de certains documents administratifs. Il y a donc une volonté manifeste et justifiée de passer à la digitalisation de notre administration, et pourquoi pas d’autres services dans notre pays.

Deuxièmement, l’avantage de la digitalisation est qu’elle permettra de réduire les fraudes. L’objectif est d’uniformiser les procédures afin que l’administration tire pleinement profit de cette transformation numérique. Ainsi, des services comme les Douanes, les Impôts et les Taxes pourront mieux lutter contre les fraudes », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Albert Yaloké Mokpeme est également revenu sur l’inauguration du nouveau bâtiment du ministère des Eaux et Forêts, Chasses et Pêches par le Président de la République, le vendredi 27 février 2026 à Bangui. Selon lui, cette infrastructure permettra notamment de renforcer le contrôle et la traçabilité des ressources forestières afin de lutter efficacement contre l’exportation illégale du bois et de mieux préserver le patrimoine naturel national.

« Effectivement, au niveau du ministère des Eaux et Forêts, Chasses et Pêches, il y a eu cette cérémonie d’inauguration du bâtiment dudit ministère. Derrière cela, il y a également un système d’identification du bois issu de la forêt centrafricaine, mis en place en collaboration avec l’Union européenne. Pourquoi l’Union européenne ? Parce qu’il existe beaucoup de trafics liés aux ressources naturelles dans les pays africains. Il y a beaucoup de pillages. Ainsi, le bois centrafricain circule parfois dans le monde sans être identifié comme tel », a-t-il ajouté.

Il convient de noter que ces différentes annonces traduisent la volonté des plus hautes autorités du pays d’inscrire l’action publique dans une dynamique de modernisation de l’administration et de protection durable des ressources nationales, au service du développement et du bien-être des populations centrafricaines.

Arnold Ange Finmini