Le ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a célébré en différé le mercredi 29 juin 2026 à Bangui, la Journée mondiale de la population, habituellement commémorée chaque 11 juillet.
Placée sous le thème « Vies, choix et avenir : ce que veulent les jeunes et ce qui façonne leurs décisions en matière de relations et de parentalité », cette rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des représentants des Nations unies, des membres du Conseil consultatif de la jeunesse centrafricaine ainsi que de nombreux jeunes venus débattre de leurs aspirations et des défis auxquels ils sont confrontés.
Dans son allocution de bienvenue, le représentant résident de l’UNFPA en République centrafricaine, Victor Rakoto, a salué l’engagement du gouvernement et des organisations de jeunesse en faveur d’une meilleure prise en compte des préoccupations des jeunes dans les politiques publiques.
« La question de la population ne se limite pas à la démographie. Elle touche également à la dignité humaine, à l’égalité des chances, à la liberté de choix et à la capacité des jeunes à construire leur avenir dans des conditions favorables. Les grandes étapes de la vie, poursuivre ses études, trouver un emploi, choisir son partenaire ou devenir parent, doivent être le résultat d’un choix libre, éclairé et volontaire », a-t-il déclaré.
Le représentant de l’UNFPA a également présenté les principales conclusions de l’enquête mondiale « State of World Population Survey 2026 », réalisée auprès de plus de 108 000 personnes âgées de 18 à 39 ans dans 73 pays. Les résultats révèlent que la majorité des jeunes souhaitent fonder une famille, mais sont freinés par des contraintes économiques, sociales et sécuritaires.
Malgré les nombreuses difficultés, plus de 60 % des jeunes d’Afrique de l’Ouest et du Centre se déclarent optimistes quant à leur avenir. L’étude souligne également que la stabilité financière, l’accès à l’emploi et une bonne santé demeurent les principales conditions pour envisager la parentalité.
« Les jeunes ne renoncent pas à leurs rêves. Ils attendent simplement que les conditions leur permettent de les réaliser », a insisté Victor Rakoto.
Prenant la parole à son tour, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, Héritier Doneng, a rappelé que la jeunesse représente près de 75 % de la population centrafricaine, selon les projections du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4).
Pour le membre du gouvernement, cette réalité démographique constitue à la fois un défi et une opportunité pour le pays.
« Chaque jeune centrafricain représente une valeur et un investissement pour l’avenir. Si nous investissons dans l’éducation, la formation professionnelle, l’insertion sociale et l’emploi, nous pourrons transformer cette jeunesse en véritable moteur du développement économique et social », a-t-il affirmé.
Le ministre a également rendu hommage à l’UNFPA et aux autres partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant dans les programmes destinés à la jeunesse. Il a rappelé les efforts entrepris par le gouvernement pour favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, à la formation professionnelle ainsi qu’aux services de santé, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.
À travers cette célébration, le gouvernement centrafricain et l’UNFPA entendent renforcer le dialogue avec les jeunes afin de mieux intégrer leurs préoccupations dans les politiques publiques et promouvoir des investissements capables de transformer le potentiel démographique du pays en véritable levier de développement.
Charlemagne Nzembe
La Centrafrique célèbre en différé la Journée mondiale de la population 2026

Commentaires récents