Le Gouvernement centrafricain a dans une déclaration qualifié l’assassinat de 13 civils au village Diki à Ndélé d’acte de terrorisme. Le porte-parole Serge Ghislain Djorie, condamne avec la plus grande fermeté le massacre lâche survenu le 31 juillet vers 5 heures du matin.
Dans une déclaration faite le 02 août 2023, le Gouvernement dénonce et qualifie cet acte de terroriste dont les auteurs veulent semer la terreur et la désolation au sein de la population civile en République Centrafricaine. Le village Diki est situé à 140 km de la ville de Ndélé dans le Bamingui-Bangoron, près de la frontière avec le Tchad.
Cette attaque terroriste s’est produite au lendemain du vote référendaire, au moment où la population a exprimé sa volonté en votant pour le changement de leur loi fondamentale.
Face à cette situation, le Gouvernement centrafricain, via le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, Serge Gislain Djorie a dénoncé avec dernière énergie ces « actes barbares commis par ce groupe de terroristes composé de mercenaires nationaux et étrangers, avec seul objectif de semer la terreur et détruire non seulement l’économie du pays, mais également de saboter les efforts consentis par les autorités pour le développement de la RCA ».
Selon le membre du Gouvernement, une enquête est d’emblée ouverte pour traquer et traduire devant la justice nationale, les auteurs, co-auteurs et complices de ces actes ignobles et inhumains commis sur la population civile.
Le Gouvernement prend à témoin l’opinion nationale et internationale et annonce que des mesures urgentes sont d’ores et déjà prises sur l’ensemble du territoire pour faire face à une personne ou un groupe de personnes qui détiendrait illégalement des armes de tout type.
Le Gouvernement a salué le courage et le professionnalisme des éléments des Forces de Défenses et de Sécurités qui ont réagi « vigoureusement et avec dernière énergie pour mettre hors d’état de nuire ces bandits de grand chemin qui veulent s’opposer à la paix et le bien-être des Centrafricains ». Il appelle toutefois la population à la vigilance et à la résilience face aux « détracteurs qui veulent toujours replonger la RCA dans le chaos ».
Cette attaque est la première depuis le lancement du processus référendaire dont le corps électoral a été convoqué le 30 juin 2023.
Alors que pendant la campagne, les partisans du changement de la Constitution du 30 mars 2016 ont pu battre campagne sur toute l’étendue du territoire, un communiqué audio attribué à l’un des porte-paroles de la CPC appelle l’opposition armée à se mobiliser pour faire tomber le Président Touadéra, qui selon lui, cherche par tous les moyens à se maintenir au pouvoir.
Selon les circonstances de cette attaque, racontées par des témoins à l’Oubangui Médias, ces rebelles ont fait une incursion dans ce village, demandant à la population de participer à une réunion. C’est après le rassemblement que ces hommes armés ont commencé à tirer à bout portant sur cette population civile, qui manquait de protection armée dans ce village.
Aussi, ces hommes armés de la CPC auraient cassés les portes avant de tirer sur ceux qui étaient encore au lit.
Une attaque condamnée par le Gouvernement et quelques organisations de défense des droits humains.
La Centrafrique vit toujours des périodes d’instabilité malgré les efforts consentis par le Gouvernement pour mettre hors d’état de nuire des hommes armés de la CPC qui avaient attaqué Bangui en janvier 2021.
Avec l’appui des alliés bilatéraux rwandais et russes ainsi que les forces onusiennes, la reconquête du territoire reste encore un défi dans un contexte de tension politique autour du projet de la nouvelle constitution.
Fridolin Ngoulou

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