En Centrafrique, plusieurs magistrats nouvellement intégrés et promus dans les plus hautes juridictions du pays, ont prêté serment le mercredi 16 juillet à Bangui. La cérémonie a été présidée par le Chef d’État centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

L’événement s’est déroulé dans la salle d’audience de la Cour de cassation à Bangui. Comme à l’accoutumée, à l’appel de leur nom, ces magistrats répondent en levant la main droite pour prêter serment afin de prendre leurs fonctions. Certains sont nommés à la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire, à la Cour des comptes, garante du contrôle des finances publiques, d’autres au Conseil d’État, pilier du contentieux administratif, ou à la Cour pénale spéciale, l’une des institutions clés dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine etc.

Pour le gouvernement, cette cérémonie marque une étape importante dans la consolidation de l’appareil judiciaire de la Centrafrique. Elle traduit l’importance accordée au renforcement de l’État de droit, et aussi un signal fort envers la lutte contre l’impunité et la bonne gouvernance.

Rappelons que ces Magistrats et Juges qui ont prêté serment ce jour, sont promus dans différentes instances judiciaires du pays par des décrets signés par le Président de la République après les travaux des Organes de Gestions de la Carrière des Magistrats et Juges, tenus le 19 juin 2025 à Bangui.

La cérémonie précède également la Rentrée des Cours et Tribunaux de la République Centrafricaine qui se tiendra le 18 juillet 2025 à Bangui sous l’autorité du Président de la République.

La prestation de serment des magistrats est un acte solennel et essentiel dans le fonctionnement de la justice. Elle revêt une importance particulière tant sur le plan juridique, institutionnel que moral.

Cet exercice rappelle l’engagement solennel au respect de la loi et des principes républicains, la responsabilité morale et éthique du magistrat, u e garantie d’impartialité et d’indépendance de la justice, la légitimité du magistrat et le lien de confiance entre la justice et les citoyens.

Déus Gracias Tchémanguéré