Ce vendredi 14 février 2025 en son siège, le personnel de la FAO a tenu sa première café-médias à Bangui. Un moment qui a favorisé le partage d’informations sur la feuille de route de ladite organisation de cette année 2025 sur son appui au gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre du Plan National de Développement 2024-2028 notamment dans les domaines prioritaires en ce qui concerne le secteur agricole.
Le bureau de l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en République Centrafricaine apporte son soutien au pays en fournissant des appuis techniques, financiers et pratiques liés à l’agriculture d’urgence, le renforcement de la résilience et le développement des secteurs agricole, halieutique, de l’élevage et de la forêt en tant que co-responsable du cluster de la sécurité alimentaire en République Centrafricaine. La FAO analyse et collecte des données sur les taux d’insécurité alimentaire et travaille étroitement avec 72 partenaires locaux et internationaux, en collaboration avec leurs homologues institutionnels, pour garantir une réponse coordonnée, efficace et axée sur les besoins.
Pour ce faire, cette organisation onusienne fournit un soutien technique aux priorités nationales contenues dans le pacte national de l’alimentation et l’agriculture et le plan national de développement. À travers son mandat, la FAO s’évertue de renforcer la résilience des populations locales en axant des efforts d’action sur l’amélioration de quatre piliers essentiels à savoir : la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie pour tous. Pour renforcer le partenariat entre la République Centrafricaine et la FAO qui date de 1979, certaines priorités ont été définies dans le cadre de programmation pays pour la période 2024-2027. Il s’agit de meilleure production, meilleure nutrition, meilleur environnement et meilleure vie décliné en trois priorités qui suivent :
Renforcer la résilience des ménages et des collectivités dans les secteurs agrosylvopastorales et halieutiques face aux crises et aux effets du changement climatique, promouvoir la compétitivité des chaînes de valeurs agrosylvopastorales et halieutiques ; appuyer le système national de recherche et d’innovation agrosylvopastoral et halieutique.
« Nous avons notre mandat cadré avec le plan stratégique de la FAO que nous essayons d’utiliser pour aider le gouvernement dans les priorités du pays que ce soit en terme d’agriculture, en terme d’élevage, en terme de changement climatique, en terme de pêche, d’environnement et bien dans d’autres domaines. La feuille de route, elle est par rapport au cadre programmatique du pays que nous élaborons avec les différents ministères sectoriels et c’est à partir de là que nous allons mettre en œuvre des activités visant à renforcer le secteur agricole et d’autres secteurs dans le pays », a renchéri Labia Irène Ivette OUOBA Représentante Pays de la FAO en République Centrafricaine.
Entre-temps, malgré que les priorités soient définies par le cadre programmatique, la FAO s’évertue de rester disponible pour répondre à certaines éventualités qui peuvent surgir mais à la demande du gouvernement centrafricain bien sûr : « Les priorités pour 2024-2028 sont déjà définies. Mais il y a des priorités qui vont venir au fur et à mesure. Donc nous intervenons par rapport à ces priorités. On n’a pas tous les moyens mais quand nous recevons une requête du gouvernement, nous mettons tout en œuvre pour pouvoir répondre conséquemment avec des partenaires bien sûr », a précisé toujours la représentante pays.
Toutefois, les défis sont énormes mais la FAO fait le nécessaire avec l’appui de certains partenaires nationaux et internationaux pour relever le secteur agricole en République Centrafricaine tant bien que ce secteur reste encore un défi majeur. Rappelant que c’est depuis 1979 que le bureau de cette organisation onusienne apporte son appui au gouvernement centrafricain.
Belvia Espérance Refeibona

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