C’est à travers une sensibilisation que l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) célèbre en différé ce mercredi 31 juillet à l’Alliance Française de Bangui, la journée internationale de la traite des personnes. La cérémonie est présidée par Madame Georgine Ouaby Gondje, représentante du ministre de l’action humanitaire en présence du Représentant de l’OIM Bakary Doumbia, des autorités administratives et des partenaires.

Initialement célébrée le 30 juillet de chaque année depuis 2005, la journée internationale de la traite des personnes est célébrée par l’OIM autour d’une sensibilisation sur les droits des personnes et la protection des victimes. A cet effet, une vidéo expliquant clairement les choses pouvant affectées les droits des personnes et considérées comme une traite a été projetée pour que l’assistance soit imprégnée. Également, la loi Numéro 22.015 du 31 août 2022, relative à la lutte contre la traite des personnes en RCA a été exposée.

M. Bakary Doumbia, Représentant de l’OIM réitère l’engagement de l’OIM à lutter contre la traite des personnes en République Centrafricaine : «Aujourd’hui, c’est la journée internationale de lutte contre la traite des personnes, donc nous étions heureux d’être avec le gouvernement de la République centrafricaine et les partenaires techniques et financiers. Différents départements ministériels étaient présents et le comité national de lutte contre la traite des personnes donc nous avons célébré cela ensemble et c’était comme chaque année une joie renouvelée pour nous de célébrer cette journée. Nous savons les défis qu’il y a dans le domaine de la lutte la traite des personnes et nous nous sommes engagés de travailler sous le leadership du Président de la République à lutter contre la traite des personnes en RCA».

Dans son mot de circonstance, la représentante du ministre de l’action humanitaire souligne que la traite des personnes est une violation des droits et est condamnée par la loi en République Centrafricaine : « La traite des personnes viole les droits fondamentaux et les libertés de chacun à faire, à être et à vivre comme il l’entend. La République centrafricaine s’est engagée dans la lutte contre la traite des personnes parce qu’elle estime qu’il est important de défendre les sans voix que sont les victimes car les effets de la traite des êtres humains sont à la fois néfastes et dévastateurs. Elle déstabilise les sociétés, enrichie les trafiquants et affaiblie  les entreprises légitimes », a  indiqué Georgine Ouaby Gondje.

Toutefois, cette lutte reste confronter à certains défis comme l’explique Bakary Doumbia : « La traite des personnes se fait dans la clandestinité donc lutter contre quelque chose qui est clandestin peut être difficile et ne serait-ce même connaître le chiffre des personnes qui sont victimes de la traite des personnes, il est toujours difficile de les obtenir parce que tout n’est pas toujours visible. Donc, nous comptons à travers les sensibilisations expliquer le phénomène de la traite des personnes pour que les gens sachent ce que c’est et nous aussi sur le soutien de les acteurs que ce soit le gouvernement, les communautés et tout le monde pour identifier les cas et pouvoir les soutenir comme cela est nécessaire ».

Rappelons que la traite des personnes ou traite des êtres humains signifie l’enrôlement, le transport, le transfert des personnes par la force ou à la menace par enlèvement, tromperie, abus d’autorité ou l’exploitation d’une situation de vulnérabilité pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. Cette traite se fait sous différentes formes et est aussi courante en République Centrafricaine mais de façon clandestine.

Belvia Espérance Refeïbona