En vue de répondre aux normes internationales dans le domaine de l’enseignement, l’École doctorale des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui a organisé un séminaire de trois jours à l’intention des doctorants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP). Ce séminaire vise à attirer l’attention de ces doctorants sur les risques et les enjeux de l’intelligence artificielle pendant la rédaction de leurs mémoires et thèses, ainsi que sur les méthodologies d’encadrement, afin d’éviter le plagiat, encore appelé le « copier-coller » sur Internet.
La cérémonie de lancement officiel de ce séminaire, organisée à l’Université de Bangui, a été présidée par le recteur de ladite université, le professeur Gérard Gresenguet. Dans son discours, celui-ci a mis en garde les doctorants sur l’utilisation de l’intelligence artificielle : « L’intelligence artificielle ne peut remplacer l’intelligence humaine, mais elle reste un instrument de recherche entre les mains du chercheur », a-t-il déclaré.
Une manière de rappeler aux doctorants qu’ils ne doivent pas laisser l’intelligence artificielle travailler à leur place, mais qu’ils doivent plutôt mettre en valeur leur propre réflexion en utilisant cet outil uniquement comme moyen d’orientation dans leurs recherches.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de l’accompagnement apporté en 2025 par l’Ambassade de France aux écoles doctorales de l’Université de Bangui. Ce partenariat a contribué à renforcer les capacités des structures de formation doctorale et à améliorer les conditions d’encadrement des jeunes chercheurs.
Durant ces quatre jours, les doctorants, ou chercheurs, seront outillés sur plusieurs thématiques, notamment les méthodologies de la recherche scientifique, les modalités d’encadrement et de tutorat, les obligations liées aux publications scientifiques, ainsi que l’importance de la participation aux séminaires, colloques et conférences scientifiques, véritables espaces d’échanges, de diffusion des résultats de recherche et d’ouverture sur la communauté scientifique nationale et internationale.
Au-delà de l’acquisition de connaissances méthodologiques, ce séminaire entend promouvoir une culture de l’excellence scientifique, de la rigueur académique et de l’intégrité dans la recherche. Il constitue également un cadre privilégié de dialogue entre les responsables des écoles doctorales, les enseignants-chercheurs et les doctorants, afin de répondre aux interrogations des participants et de favoriser leur réussite.
Aujourd’hui, avec l’évolution de la science et de la technologie, l’homme a de plus en plus tendance à ne plus faire suffisamment appel à ses propres capacités de réflexion dans la recherche, préférant se tourner vers l’intelligence artificielle. Ainsi, le directeur de l’École doctorale des sciences juridiques et politiques de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui, le professeur Augustin Kongatoua Kossonzo, met en garde les doctorants contre l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle pendant la rédaction de leurs mémoires et thèses, ainsi que sur les modalités de leur encadrement.
Il souligne : « Vous savez que rédiger une thèse nécessite beaucoup de moyens, surtout de la documentation. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes ont tendance à faire du plagiat, autrement dit du copier-coller. Et avec l’intelligence artificielle, les choses se sont aggravées, parce que vous avez accès à des logiciels qui reproduisent exactement ce que vous voulez faire. Nous voulons donc mettre nos doctorants en garde contre ce risque ou cette tentation de réaliser une thèse en s’appuyant essentiellement sur l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré.
Au-delà de l’acquisition de connaissances méthodologiques, ce séminaire entend promouvoir une culture de l’excellence scientifique, de la rigueur académique et de l’intégrité dans la recherche. Il constitue également un cadre privilégié de dialogue entre les responsables des écoles doctorales, les enseignants-chercheurs et les doctorants, afin de répondre aux interrogations des participants et de favoriser leur réussite.
Ce séminaire de renforcement des capacités, lancé le 27 juillet, prendra fin le 30 du même mois. L’École doctorale compte pérenniser ce programme afin d’améliorer et de rehausser le niveau des études à l’Université de Bangui et de répondre aux normes internationales.
Caleb Zimango Bango

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