Ce mercredi 4 mars 2026, le Comité de pilotage de la Politique nationale des droits de l’Homme s’est réuni à Bangui, avec l’appui de la MINUSCA, afin d’évaluer la mise en œuvre du Plan national des droits de l’Homme, identifier les défis persistants et tracer les perspectives pour les années à venir.
Adoptée le 26 août 2023, cette politique stratégique constitue désormais le cadre de référence pour la coordination et la planification des actions du Gouvernement, des acteurs nationaux ainsi que des partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine. Elle vise à renforcer la protection des droits fondamentaux, à promouvoir l’égalité et à consolider l’État de droit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et institutionnels.
Lors de cette rencontre, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Arnaud Djoubaye-Abazène, a réaffirmé la détermination du Gouvernement à concrétiser les engagements pris :
« Nous sommes convaincus qu’à l’horizon 2026, nous serons en mesure de rassurer la communauté nationale et internationale quant à la mise en œuvre effective des activités prévues dans le plan quinquennal », a-t-il déclaré.
Cette réunion a également permis de dresser un état des lieux des avancées enregistrées depuis l’adoption du plan. Les participants ont relevé des progrès notables dans la sensibilisation, la formation des acteurs judiciaires et la mise en place de mécanismes de suivi. Toutefois, des défis subsistent, notamment en matière de ressources financières, de coordination interinstitutionnelle et de vulgarisation des textes auprès des populations.
La MINUSCA, à travers son mandat de soutien au processus de paix et de consolidation des institutions, a profité de l’occasion pour réitérer l’engagement du système des Nations Unies à accompagner le Gouvernement centrafricain. L’organisation a promis de continuer à apporter un appui technique, financier et stratégique, afin de garantir la réussite de ce plan et de renforcer la crédibilité des institutions nationales dans le domaine des droits humains.
Après l’évaluation, cette rencontre a servi de plateforme de dialogue entre les différents acteurs impliqués. Elle a permis de mettre en lumière l’importance d’une approche inclusive, impliquant non seulement les institutions étatiques mais aussi la société civile et les partenaires internationaux.
À l’issue des travaux, le Comité de pilotage a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des actions prioritaires, de renforcer la communication autour des droits de l’Homme et de consolider les partenariats existants. L’objectif reste clair : faire de la Politique nationale des droits de l’Homme un instrument efficace pour améliorer la gouvernance et garantir la dignité de chaque citoyen centrafricain. Rédaction

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