Le Ministre d’Etat chargé de la Justice, Dr. Arnaud Djoubaye Abazène, vient de poser un acte hautement symbolique en hommage à l’histoire judiciaire de la République centrafricaine. Il a, ainsi, dédié officiellement la salle de conférence de son département au premier Magistrat centrafricain, Antoine Guimali, marquant ainsi une volonté affirmée de préserver la mémoire des pionniers de la justice nationale.

Réhabilitée avec l’appui de la Coopération française, la salle de conférence portait le jour de son inauguration, le nom du Dr. Arnaud Djoubaye Abazène, á l’initiative de la Chancellerie. Un choix qu’il a reconsidéré, estimant qu’il était essentiel de ne pas occulter l’histoire de la justice centrafricaine.

«Je voudrais apprécier l’initiative de la Chancellerie consistant à baptiser la Salle de Conférence réhabilitée par la Coopération Française en mon nom; ne pouvant pas occulter l’histoire de la Justice centrafricaine, je la dédie à mon tour, à notre illustre premier Magistrat centrafricain, ayant accédé à cette noble fonction au lendemain de l’indépendance, pour l’immortaliser. Il s’agit après vérification, du Magistrat Antoine GUIMALI, Premier Magistrat Centrafricain et Premier Garde des Sceaux de 1960 à 1963 », a-t-il déclaré dans son discours de la Présentation des vœux du personnel de son département, le vendredi 30 janvier 2026.

Le Magistrat Antoine Guimali est une figure emblématique dont l’engagement a posé les fondements de l’institution judiciaire nationale. Dans cette dynamique mémorielle, le Ministre d’État a instruit le Directeur général des Services judiciaires, ainsi que les Chefs des Cours, à identifier et proposer les noms d’autres grandes figures de la magistrature centrafricaine susceptibles d’être honorées.

L’objectif est d’inscrire durablement la reconnaissance des devanciers dans l’architecture institutionnelle de la justice.

Allant plus loin, Dr. Arnaud Djoubaye Abazène a appelé à élargir cette initiative aux salles d’audience des différentes juridictions, afin d’immortaliser celles et ceux qui ont marqué l’histoire de la justice centrafricaine par leur intégrité, leur dévouement et leur sens du service public.

Enfin, le Ministre d’Etat n’a pas manqué de féliciter et encourager l’ensemble des acteurs judiciaires, dont Chefs des Cours, membres de la Chancellerie, Inspection générale des Services judiciaires, avocats, notaires et huissiers de justice, pour les sacrifices consentis au quotidien en faveur d’une justice forte, crédible et indépendante.

Placée à l’épicentre de la vision du Président de la République, Professeur Faustin Archange Touadera, la justice demeure, selon le Ministre d’Etat, le socle de la paix, de la cohésion nationale et du développement durable en République centrafricaine.

Source : Ministère de la Justice