Le ministre des Mines et de la Géologie Rufin Benam Beltoungou a échangé avec les responsables de la société Bâtiment et Travaux Publics (BTP) le jeudi 28 mars 2024 à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) à Bangui. L’objectif est de sensibiliser tous ces acteurs et de les ramener dans la légalité et de permettre à l’Etat de pouvoir tirer profit de l’exploitation de ces substances minérales.
La République centrafricaine dispose d’une potentialité très favorable en matériaux de construction à usage courant telles que les substances minérales classées en carrière par le code minier Centrafricain et utilisées dans la construction de bâtiments, de route, de la fabrication des briques et des ouvrages similaires.
Ces matériaux de construction représentent un atout considérable et non négligeable, non seulement pour le développement socioéconomique du pays, mais aussi pour les impacts positifs sur les conditions de vie de la population.
Mais force est de constater que de nombreuses activités artisanales des carrières se font de la manière anarchique en violation de la réglementation minière en vigueur avec pour conséquence les dégradations environnementales qui est un manque à gagner pour le budget de l’État.
Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines et de la Géologie montre le but de cet atelier : «Nous avons organisé cet atelier pour informer les exploitants des carrières et les entreprises de bâtiment et travaux publics sur la législation minière en la matière. Vous savez la substance de carrière font partie des ressources minérales de notre pays. Malheureusement, depuis très longtemps, ce secteur n’a pas été formalisé. Il y a de cela une année en arrière, un atelier de ce genre avec les exploitants traditionnels qui exploitent les moellons sur les collines dans la ville de Bangui ainsi que les exploitants des sables dans la rivière Oubangui a été organisé. Nous avons pensé qu’il est maintenant temps au regard de tous les travaux de construction qui se font dans notre pays qu’il s’agisse de construction de routes, de bâtiments et autres travaux publics, il est important de pouvoir sensibiliser les différents acteurs sur la problématique d’exploitation de ces substances qui sont des ressources minérales du pays. Mais malheureusement abandonnée à la merci de l’exploitation illégale, c’est aussi la source de revenu normalement pour l’Etat. Et donc, l’objectif est de sensibiliser tous ces acteurs, de les ramener dans la légalité et de permettre à l’Etat de pouvoir tirer profit de l’exploitation de ces substances minérales».
Dojou Gnonlonfoun Feriol, Directeur Général Adjoint de la Société Sigma SA s’en explique : «Cet atelier peut permettre une bonne collaboration dans les jours à venir sur le terrain. Ceci peut amener un plus de telle sorte que nous avons pu discuter avec les responsables de l’administration de certains points d’ombres. Parce qu’en étant sur le terrain, il y a un léger conflit d’intérêt entre l’administration centrale Minière et l’administration municipale. Et nous ne savons pas où réellement payer les taxes qui sont affairées à l’exploitation des mines. Avec cet atelier aujourd’hui, je pense que tout est clair et chacun peut recadrer dans sa zone».
Il est à noter que l’exploitation des substances de carrière demeure encore très informelle et anarchique malgré l’existence des textes qui régissent ce secteur. Ce qui constitue un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Il serait donc judicieux de faire appliquer les textes pour rendre plus formel ce secteur et permettre à l’Etat centrafricain de tirer profit de ses ressources.
Dorcas Bangui Yabanga

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