C’est le mardi 12 mars que le Ministre d’Etat en charge de la Justice Garde des Sceaux Arnaud Djoubaye Abazène, représentant le Premier Ministre Félix Moloua a lancé officiellement l’étude sur le « coût de la faim » en République centrafricaine. Ceci, en présence du représentant pays du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), Dr. Housainou Taal, de la représentante pays de l’UNICEF, des membres de l’Union Africaine et des autorités administratives.

Dans le cadre du projet « Cost Of Hunger in Africa » (COHA), que le PAM mène depuis 2015 et qui vise à éradiquer la faim d’ici 2025, que le gouvernement centrafricain en collaboration avec le PAM avec l’appui de l’Union Africaine et le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), lance officiellement une étude sur le coût de la faim en République centrafricaine. L’étude COHA est une initiative dirigée par la commission de l’Union Africaine et l’agence de planification et de coordination du nouveau partenaire pour le développement de l’Afrique et elle est soutenue par la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et le Programme Alimentaire Mondiale.

Vingt-trois pays ont déjà pris part à cette étude qui estime le coût économique de la malnutrition, en évaluant ses conséquences sur les secteurs de la santé, de l’éducation et de la productivité. Il s’agit de démontrer que le coût de l’inaction peut être très lourd à porter pour les économies africaines. La Centrafrique est le 24ème pays à s’aligner dans le cadre dudit projet.

Madame Lydie Kouame, représentante du PAM auprès de l’Union Africaine acquiesce que : « Cette étude est le résultat d’une volonté des chefs d’État réunis à Bamako il y a plusieurs années et ils ont décidé de faire de la question de l’insécurité alimentaire une question primordiale en Afrique. Vous savez très bien que le capital humain est celui que nous avons depuis l’âge enfance comme a dit le ministre, le enfants d’aujourd’hui sont l’avenir de demain. Il faut donc s’assurer qu’ils aient une très bonne base en matière d’alimentation pas seulement en quantité mais en qualité. Il y a beaucoup qui sont menées et c’est facile de dire qu’on a un problème d’insécurité alimentaire mais combien cela coûte à un gouvernement, à un État membre de l’Union Africaine ? Donc il est important d’avoir ces chiffres afin de pouvoir plu tard investir les fonds qu’il faut  pour contrecarrer cette question ».

Dans son mot d’ouverture, le représentant du gouvernement souligne pour sa part que les résultats de cette étude permettront au gouvernement d’élaborer des arguments convaincants, soutenant le capital humain et qui contribueront sans doute à l’expansion de l’Afrique en général et celle de la Centrafrique en particulier.

S’il faut le rappeler, cette étude qui est lancée ce jour prendra au moins 6 à 12 mois au maximum pour arriver à son terme.

Belvia Espérance Refeïbona