Face à la recrudescence des violences dans certaines régions du pays, des responsables politiques et des acteurs de la société civile ont procédé au lancement du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique (CLPS/CA). L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse à Bangui par Symphorien Kparekouti, président de la nouvelle plateforme. Une initiative née dans un contexte sécuritaire préoccupant.
Le lancement du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents sécuritaires ayant récemment défrayé la chronique. Dans sa déclaration liminaire, le président de la plateforme, Symphorien Kparekouti, a notamment évoqué l’assassinat du père Crépin Martial Monga à Zémio le 29 juin 2026 ainsi que l’attaque de la localité d’Am-Dafock le 30 juin 2026.
Selon lui, ces événements ont suscité une réflexion au sein de plusieurs leaders politiques et acteurs de la société civile sur la nécessité de créer un cadre commun d’engagement en faveur de la paix et de la sécurité. : « Il s’agit d’un front commun pour faire face aux défis liés à la paix et à la sécurité », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Un cadre de mobilisation citoyenne
D’après ses promoteurs, le Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique se veut un espace de mobilisation, d’engagement et d’action ouvert à toutes les composantes de la nation.
La plateforme entend mettre en synergie les forces vives du pays afin de favoriser une plus grande implication des citoyens dans les questions de paix, de sécurité et de cohésion nationale.
Pour ses initiateurs, la préservation de la stabilité du pays ne relève pas uniquement de la responsabilité des institutions de l’État, mais également de celle des citoyens et des organisations de la société civile.
Au cours de la conférence de presse, le CLPS/CA a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des autorités centrafricaines. Parmi celles-ci figurent le renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones frontalières jugées vulnérables, le renforcement de la surveillance aux frontières nord-est du pays en collaboration avec le Soudan et le Tchad, ainsi que le développement des capacités des services de renseignement.
La plateforme préconise également la création d’une commission d’enquête tripartite entre la République centrafricaine, le Soudan et le Tchad afin de faire la lumière sur les événements survenus à Am-Dafock.
Les responsables du Conseil recommandent par ailleurs le renforcement du dialogue entre les Centrafricains afin de prévenir les tensions et de favoriser le règlement pacifique des différends.
Le président du CLPS/CA a condamné l’assassinat du père Crépin Martial Monga ainsi que les violences enregistrées dans le nord-est du pays.
Au nom de la plateforme, il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité envers les personnes blessées. Il a également salué l’engagement des forces de défense et de sécurité dans la gestion de la situation sécuritaire.
À travers cette initiative, les promoteurs du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique affirment vouloir contribuer à la consolidation de la paix et à la préservation de la stabilité nationale.
Milca Bissidi

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