Ce vendredi 22 novembre, Docteur Azou Passounda Mario, enseignant chercheur à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Bangui partage ses analyses comparatives sur le projet de loi portant sur l’‹‹agent étranger ›› aux étudiants juristes à l’université de Bangui. Un projet de loi rejeté par le parlement centrafricain pour des insuffisances dans un passé récent mais qui fait toujours couler de l’encre dans le milieu politique à Bangui.
Selon cet enseignant, la loi sur l’agent étranger est un texte indispensable pour la Centrafrique qui accueille plusieurs étrangers oeuvrant sur tout le territoire national sans qu’on ne puisse connaître leurs intentions cachées et ceux pourquoi ils sont venus. Adopter une telle loi sera bénéfique pour la protection du pays : » l’absence de cette loi a entraîné la République centrafricaine dans des cycles de violence et d’instabilité socio-politique depuis la mort de Boganda à ce jour. En 2013 la RCA a été violemment secouée et c’est périodique. Tous les 10 ans il y a un évènement et le dénominateur de tous ces problèmes est l’ingérence étrangère donc la République Centrafrique a l’obligation d’avoir une telle loi même s’il n’y a pas de ou matière à innover mais il y a quelque chose déjà sur la base de ce que les autres ont fait pour les reproduire « , a soutenu le conférencier.
Parlant de ce que les autres ont fait, Dr Passounda veut nous amener au cœur de son analyse sur les pays qui disposent déjà de ce projet de loi comme leurs armes de protection : » nous avons mené des recherches pour savoir est-ce que d’autres nations ou pays ont réussi à mettre en place une législation sur l’agent étranger. Et à travers nous avons découvert que les États-Unis sont les premiers à élaborer sur le statut juridique des agents étrangers c’est-à-dire des personnes qui travaillent en collaboration avec les américains mais qui ne sont pas des américains. Donc les américains ont élaboré cette loi en 1928. Ensuite Israël a pris des mesures similaires en 2011, la Russie en 2012, la France en juillet 2024 et la Géorgie très récemment. En Centrafrique ,un projet de loi a été déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale mais la commission a recommandé que la loi soit renvoyée au gouvernement pour amélioration. C’est sur cette initiative que nous avons vu necessaire de faire cette analyse comparative pour voir qu’est-ce qu’il y a dans cette législation ».
Et donc pour prévenir des manipulations qui pourraient surgir suite à ce projet de loi, l’enseignant a jugé utile d’éclairer la lanterne de ses étudiants qui sont les apprentis de la loi à pouvoir poussé leurs analyses sur ce projet de loi.
Belvia Esperance Refeïbona

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