Le Cabinet Peace and development Watch (PDW) et le groupe Urgence Réhabilitation et Développement (URD) ont organisé une conférence débat autour de la production intellectuelle. Etaient présents des étudiants et chercheurs.

« Regards croisés : la production intellectuelle centrafricaine au service de la paix et du développement », c’est le thème de cette conférence débat.

La rencontre sur la production intellectuelle au service de la paix et du développement se base principalement au fait sur le projet Laboratoire du Dialogue Centrafricain qui est mis en œuvre par le cabinet PDW et le groupe URD basé en France sur une idée simple : celle de pouvoir aider la RCA à se réapproprier ses connaissances et ses réflexions pour développer les mécanismes pour la paix et le développement dans le pays.

Selon Kessy Martine Ekomo Soignet, Directrice Générale de PDW, cette rencontre a permis de réunir des partenaires techniques et financiers de la RCA ainsi que des chercheurs et des jeunes étudiants qui sont des acteurs de la production intellectuelle et futurs penseurs, concepteurs des idées et mécanismes pour aider le pays.

« Dans le cadre de cette activité, nous avons fait appel à des chercheurs. Nous avons le Professeur Georgette Koy Debalet, le Docteur Paul Crescent Beninga et le Docteur Valéry Blandine Tanga pour permettre aux étudiants de pouvoir découvrir aussi qu’il y a des intellectuels centrafricains qui sont là et qui produisent du contenu mais ce contenu-là n’est pas connu. Les intervenants ont mis en exergue ce point-là et ont suscité l’intérêt des jeunes étudiants et chercheurs. Les échanges ont donné aussi l’opportunité aux intervenants de souligner l’importance des partenaires techniques et financiers de prendre en compte les recherches et connaissances centrafricaines, par les centrafricains, sur la RCA pour pouvoir orienter leurs interventions », a résumé la Directrice Générale de PDW.

L’activité a été un grand succès et cela ouvre la porte à beaucoup d’autres initiatives. Les participants n’ont pas manqué d’exprimer leurs satisfactions suite à cette conférence débat mais ils ont aussi soutenu l’idée de la création des bibliothèques et autres espaces permettant aux jeunes de développer leurs talents.

Docteur Paul Crescent Beninga, l’un des panélistes exprime aussi sa satisfaction. « J’exprime toute ma satisfaction relative à la participation des jeunes à cette conférence qui de mon point de vue a une importance capitale. Je retiens de cette participation que les jeunes ont envie de comprendre les raisons qui expliquent la faible production au niveau de la RCA dans le milieu de la recherche et aussi comment est-ce qu’on peut faire pour améliorer la production des chercheurs centrafricains, notamment sur les situations qui touchent au pays mais qui vont également au-delà de ce territoire », exprime-t-il.

Il faut dire également que cette conférence est une importance certaine parce que cela permet de creuser davantage les raisons des problèmes évoqués par les participants. « Cela m’a permis aussi de comprendre qu’on accuse à tort les centrafricains de ne pas vouloir s’intéresser aux choses de l’esprit parce que, lorsqu’on crée les conditions, les espaces de rencontre et d’expression, ces jeunes sont là pour comprendre et mieux s’outiller. C’est aussi l’occasion de rappeler aux jeunes que la recherche est un exercice qui même sur le plan financier n’apporte pas de gain, il permet à l’homme de s’accomplir dans sa profession. La recherche ouvre des portes », a fait observer le Docteur Paul Crescent Beninga.

Gérard Gozegba, promoteur d’une bibliothèque de quartier dans la commune de Bimbo note que cette conférence a un intérêt particulier. « Nous avons des initiatives mais nous ne faisons pas connaitre nos initiatives. C’est un début, un exercice dont on doit pérenniser pour valoriser les productions intellectuelles locales. Nous devons crée ce dynamisme pour intéresser les gens à la lecture et aux chercheurs de beaucoup produire des œuvres intellectuelles sur le pays et au service de l’humanité », lance-t-il.

Cette conférence, innovent vient donner le goût pour la pérennisation dans les autres secteurs, touchant d’autres catégories de personne.

Fridolin Ngoulou