Au marché Mamadou Mbaïki, communément appelé KM5, la libre circulation des personnes et des biens devient de plus en plus difficile. Cette situation, causée par les embouteillages, affecte le quotidien des usagers, des commerçants et des conducteurs de moto-taxis. Ces derniers dénoncent une circulation de plus en plus compliquée.

Il est 10 heures au marché du KM5. Les vendeuses à la sauvette ont pris d’assaut les abords de la route avec leurs marchandises. L’avenue Mamadou Mbaïki se rétrécit progressivement et la circulation devient de moins en moins fluide. Les conducteurs pointent du doigt l’installation anarchique des vendeuses sur la chaussée, mais aussi la dégradation de la route.

Jeremy, conducteur de mototaxi sur l’axe KM5-Bimbo, fait ce constat : « Nous voyons que nos sœurs qui vendent au bord de la route ont été repoussées, mais elles sont revenues. Cela réduit la largeur de la route, déjà dégradée. Nous transportons nos clients, mais ils n’arrivent pas à leur lieu de travail à l’heure. Nous rencontrons beaucoup de difficultés sur la route qui mène au KM5. »

Traverser la route est également devenu un véritable parcours du combattant. Lisette, une passante, témoigne : « La circulation est très dense aujourd’hui. Je suis venue ce matin pour faire mes provisions, mais je n’arrive pas à traverser la route à cause de cet embouteillage », explique la jeune femme.

Les commerçants installés aux abords de la voie affirment également subir les conséquences de ces embouteillages. Gisèle, commerçante, déplore la situation : « Les embouteillages au marché du KM5 nous empêchent de vendre correctement nos marchandises. Nous rencontrons beaucoup de difficultés et nos vies sont en danger. Il n’y a pratiquement plus de place dans le marché, nous sommes donc obligés de vendre au bord de la route. »

Face à cette situation, les usagers de cet axe, les commerçants et les conducteurs de moto-taxis appellent les autorités municipales à prendre des mesures pour fluidifier la circulation et garantir une meilleure mobilité des personnes et des biens.                                   Cynthia Yeguet