Près de 12 000 jeunes Centrafricains se sont présentés dimanche 19 juillet 2026 dans les sept centres de Bangui pour tenter leur chance au concours de recrutement des forces de sécurité intérieure (FSI). Lancé officiellement par le Ministre de l’Intérieur chargé de la sécurité publique, Bienvenu Zokoué, ce processus attendu depuis 2024 marque une étape cruciale dans le renforcement des effectifs de la police et de la gendarmerie nationale.

Les épreuves écrites dictée, rédaction et culture générale ouvrent la compétition, avant les tests sportifs programmés pour le 21 juillet. Au Lycée Barthélemy Boganda, où il a donné le coup d’envoi, le Ministre Zokoué a rappelé les difficultés rencontrées : « Ce processus a pris un retard, il faut le reconnaître. Mais grâce au financement de nos partenaires du PNUD et avec l’appui technique de la MINUSCA, le gouvernement a pris à bras le corps ce dossier pour pouvoir lancer officiellement ce concours aujourd’hui. »

Sur les 12 000 candidats recensés, 5 117 briguent une place à la gendarmerie nationale et plus de 6 000 espèrent intégrer la police. Pour le Ministre, la transparence est garantie : « Nous avons pris le temps de faire un travail sérieux avec tout le staff et les membres du comité technique. Les surveillants généraux et professeurs détachés par le ministère de l’Éducation nationale veillent au bon déroulement des épreuves. Je ne vois pas pour quelles raisons les gens seraient tentés de frauder. »

Bienvenu Zokoué a également exhorté les candidats à miser sur leurs propres efforts : « La chance est à la portée de tous. Qu’ils comptent sur leur génie pour affronter ces différentes épreuves. Nous comptons les recevoir bientôt dans les deux écoles, notamment l’école de la gendarmerie nationale et l’école nationale de la police. »

Ce concours, retardé par des contraintes budgétaires et des vérifications administratives, illustre la volonté politique de bâtir des institutions solides et crédibles. Pour les milliers de jeunes en lice, il représente une opportunité unique de servir la nation et de contribuer à la stabilité du pays.

Dieu Béni Anderson Kabou