Depuis les violences du 30 juin 2026, la petite ville d’Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, est devenue le théâtre d’une crise humanitaire majeure. Plus de 17 000 personnes déplacées ont trouvé refuge à proximité de la base opérationnelle temporaire de la MINUSCA. Hommes, femmes et enfants y bénéficient de la protection des Casques bleus, qui poursuivent sans relâche leur mandat de protection des civils.
Pour garantir la sécurité des déplacés, la Force de la MINUSCA effectue des patrouilles régulières, de jour comme de nuit, autour de la base et dans ses environs. Ces opérations visent à dissuader toute nouvelle attaque et à sécuriser les abords de la ville. Les Casques bleus entretiennent également un dialogue permanent avec les déplacés afin de comprendre leurs préoccupations, renforcer la confiance et adapter leur dispositif de protection aux réalités du terrain.
Le sous-préfet d’Am-Dafock, Abdel Kader Ramadan, n’a pas caché son soulagement : « N’eût été l’intervention de la MINUSCA, la population d’Am-Dafock aurait péri. Je remercie la MINUSCA d’avoir accueilli la population auprès de sa base pour lui sauver la vie. »
La mission de la MINUSCA, déployée en Centrafrique depuis 2014, repose sur trois piliers : protéger les civils, soutenir le processus de paix et appuyer la reconstruction de l’État. À Am-Dafock, cette mission prend une dimension concrète et vitale.
La crise d’Am-Dafock rappelle la fragilité persistante des zones frontalières de la Centrafrique, mais aussi l’importance cruciale de la MINUSCA dans la protection des civils. En offrant refuge et sécurité à plus de 17 000 déplacés, les Casques bleus démontrent que leur mandat n’est pas une abstraction, mais une réalité vécue au quotidien.
Rédaction

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