Le ministère de la Santé publique et de la Population a tenu sa conférence traditionnelle, ce samedi 11 juillet 2026, au Centre d’information et de documentation sur la santé (CIDS). Cette rencontre était consacrée à la situation de la maladie à virus Ebola et du choléra en République centrafricaine.

Au cours de cette conférence, les responsables sanitaires ont rappelé que la République centrafricaine demeure en état de vigilance face à la menace de la maladie à virus Ebola, qui sévit dans des pays voisins. Ils ont assuré que toutes les dispositions sont prises pour renforcer la surveillance aux frontières, préparer les structures sanitaires et prévenir toute introduction du virus sur le territoire national. À ce jour, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été enregistré en République centrafricaine.

S’agissant du choléra, les autorités ont fait le point sur les cas recensés, les décès communautaires et hospitaliers, ainsi que sur les actions de riposte en cours, notamment la prise en charge gratuite des malades, les campagnes de sensibilisation et les mesures d’hygiène à respecter. Elles ont insisté sur l’importance du lavage régulier des mains, de la consommation d’eau potable, de l’assainissement du cadre de vie et de la consultation rapide des structures de santé en cas de diarrhée aiguë ou de vomissements.

Selon le Dr Jean Méthode Moyen, coordonnateur du Centre d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP), « Aujourd’hui, notre objectif est d’informer la population sur les épidémies et les flambées de maladies auxquelles notre pays est confronté. Les messages que nous transmettons visent à sensibiliser les populations sur les risques d’importation de la maladie à virus Ebola, qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda. Face à l’augmentation du nombre de cas dans ces deux pays, la République centrafricaine doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour se préparer à une éventuelle importation du virus, même si nous espérons que cela ne se produira pas. »

Abordant la situation du choléra, il a précisé : « À ce jour, notre pays a enregistré environ 450 cas de choléra, dont 36 décès, parmi lesquels 14 décès hospitaliers et 22 décès communautaires. Le nombre élevé de décès communautaires s’explique par le fait que de nombreuses personnes se rendent tardivement dans les structures de santé. C’est pourquoi nous lançons un appel, à travers les médias et les journalistes, afin que la population soit mieux informée et consulte immédiatement un centre de santé dès l’apparition des premiers symptômes. »

En clôturant les échanges, les responsables du ministère de la Santé publique et de la Population ont appelé les Centrafricains à rester vigilants, à respecter les mesures de prévention et à collaborer avec les services de santé afin de limiter la propagation des maladies à potentiel épidémique.                      

Freddy Ulrich Tanga