Le 31 mai 2026, la République centrafricaine a célébré la Fête des Mères, une journée empreinte de reconnaissance et de gratitude envers celles qui portent, éduquent et protègent les enfants, piliers de l’avenir national. À cette occasion, Marthe Augustine Kirimat, ministre de la Promotion du genre, de la femme, de la famille et de l’enfant, a livré une déclaration solennelle qui résonne comme un appel à l’unité et à la responsabilité collective.

La ministre a rappelé que la fête des mères ne se limite pas à une célébration affective. Elle constitue un moment de reconnaissance nationale, un temps de réflexion sur la place essentielle de la mère dans la famille et dans la société. En retraçant l’histoire de cette fête, née dans l’Antiquité et institutionnalisée au XXᵉ siècle, elle a souligné son universalité et son adoption pleine et entière en République centrafricaine. Ici, elle s’inscrit dans un esprit de gratitude envers les mères, véritables gardiennes de la cohésion sociale et de l’éducation des enfants.

Un thème interpellateur : « Famille, inégalités et bien-être de l’enfant »

La célébration de cette année a été placée sous un thème fort : Famille, inégalités et bien-être de l’enfant. Ce choix traduit une volonté de mettre en lumière les défis auxquels les familles centrafricaines sont confrontées. La ministre a insisté sur le rôle fondamental de la famille comme premier espace de protection, d’amour et de transmission des valeurs. Mais elle a aussi alerté sur les dangers des inégalités économiques, sociales, territoriales ou liées au genre qui fragilisent les foyers et compromettent directement le bien-être des enfants.

Dans son discours, Marthe Augustine Kirimat a posé une question essentielle : comment garantir le bien-être de l’enfant lorsque les familles peinent à satisfaire leurs besoins fondamentaux ? Les inégalités, a-t-elle rappelé, limitent l’accès des enfants à l’éducation, aux soins de santé, à une alimentation adéquate et à un environnement sécurisé. Elles compromettent leurs perspectives de développement harmonieux et, par ricochet, l’avenir du pays.

Face à ces défis, le gouvernement réaffirme son engagement à placer la famille au cœur des politiques publiques. La ministre a détaillé plusieurs axes d’action :

Renforcer la protection sociale des familles vulnérables. Garantir une éducation équitable pour tous les enfants, filles comme garçons. Améliorer l’accès aux soins de santé pour tous. Lutter contre les violences, l’exploitation et la négligence envers les enfants. Promouvoir l’égalité des chances et l’inclusion sociale. Accompagner les parents, en particulier les mères, dans leur rôle d’éducation et de protection.

Ces mesures traduisent une volonté politique claire : réduire les inégalités et améliorer durablement les conditions de vie des enfants.

La ministre a adressé une reconnaissance particulière aux mères centrafricaines, qu’elles soient des villes, des villages ou des zones rurales ; qu’elles soient déplacées, veuves, cheffes de ménage ou travailleuses du secteur formel et informel. Elle a salué leur courage, leur endurance et leur amour, qui constituent une force irremplaçable pour la Nation. Les mères, souvent invisibles dans les sphères publiques, sont pourtant les véritables piliers de la société.

Marthe Augustine Kirimat a également insisté sur le fait que le bien-être de l’enfant ne peut reposer uniquement sur les mères. Il s’agit d’une responsabilité partagée qui engage les pères, les familles, les communautés, les institutions publiques, les leaders religieux et communautaires, ainsi que les partenaires internationaux. « Un enfant protégé, éduqué et aimé aujourd’hui est un citoyen responsable et un acteur de paix pour demain », a-t-elle affirmé.

En cette journée symbolique, la ministre a invité chaque citoyen à renouveler son engagement en faveur d’une famille plus forte, plus unie et plus équitable. Elle a exhorté la société à réduire les inégalités et à garantir à chaque enfant les conditions d’un développement harmonieux. Son message se veut à la fois un hommage et un appel à l’action collective.

La Fête des Mères 2026 en République centrafricaine ne s’est pas limitée à une célébration affective. Elle a été l’occasion d’un discours porteur d’espérance, qui met en lumière les défis mais aussi les solutions pour bâtir une société plus juste et plus solidaire. En rendant hommage aux mères, la Nation reconnaît leur rôle fondamental et réaffirme son engagement envers les enfants, avenir du pays.

À toutes les mères, Mme Kirimat a souhaité une fête empreinte de paix, de santé et de reconnaissance, concluant par une bénédiction pour les mères, les enfants et la République centrafricaine.

Rédaction