Le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) a dressé le bilan général, tant sur le plan organisationnel que participatif, de la première édition du Festival international pour la protection de l’environnement en Centrafrique (FIPECA), qui s’est tenue du 16 au 27 février à Bangui et dans ses environs. Ce bilan a été présenté le vendredi 20 mars 2026 par la directrice du FIPECA, Belvia Espérance Refeibona, lors d’une interview exclusive accordée à Radio Oubangui Médias.
Oubangui-Médias : Belvia Espérance Refeibona Bonjour! Quel bilan faites-vous de la première édition du FIPECA, qui s’est tenue du 16 au 27 février à Bangui et ses environs, tant sur le plan organisationnel que participatif ?
Belvia Espérance Refeibona : merci d’être revenu vers nous pour parler bilan global de FIPECA et ses perspectives. Je crois que pour la première édition du festival international qui s’est tenue du 16 au 27 février à Bangui et ses environs est vraiment une réussite sur le plan organisationnel et participatif. Tout d’abord on a prévu faire les mois passés mais à cause du retard de financement, on a tenu ce festival au mois de février.
Sur le plan organisationnel, je crois que tout s’est bien passé malgré quelques manquements qu’on a pu observer lors du déroulement de ce festival mais par la grâce de Dieu tout s’est bien passé.
Sur le plan participatif, je crois que c’est vraiment du wow on s’était pas attendu à la mobilisation de la population et aussi de presse nationale et internationale au tour de ces questions. Mais vraiment ça nous a aussi surpris de voir que les gens sont venus nombreux participer aux débats, à la protection des films et à tout ce qui touche FIPECA. Donc pour nous c’est une réussite et nous sommes fières de cette première édition.
Oubangui-Médias : quels ont été les activités phares qui ont marqué ce festival ?
Belvia Espérance Refeibona : je crois que ce festival a été marqué par des projections des films que nous avons réalisé dans les dix arrondissements de Bangui sur l’environnement, et nous sommes repartis dans ces dix arrondissements pour projeter ce film et sensibiliser la population à travers leurs réalités même ce qu’ils vivent au quotidien pour leurs rappeler comment protéger l’environnement on ne s’est pas arrêté sur la projection du film, nous avons aussi distribuer notamment les arbres, les pépinières dans les dix arrondissements de Bangui et chaque arrondissement reçoit quinze pépinières pour encourager la politique du reboisement. Et nous constatons qu’il trop de coupe anarchique d’arbre et y’a pas reboisement et nous voulons à ce que la population pratique la politique du reboisement et à travers ce geste, la population pratique la culture du reboisement même que ça soit un enfant.
Par ce que le festival là a été aussi dans les écoles et dans les écoles on a aussi voulu donner aux enfants la notion de la protection de l’environnement je pense que c’est le moment fort qui ont marqué ce festival.
Oubangui-Médias : En termes d’impact, qu’est-ce le FIPECA a apporté réellement sur la sensibilisation de la population sur les enjeux environnementaux en Centrafrique ?
Belvia Espérance Refeibona : je crois que nous avons vraiment impacté en leur donnant des informations. Je vois quand tu parles seulement à une personne d’une manière orale, c’est bien que la parole orale va passer et ne va pas rester dans sa tête. Mais quand nous utilisons un autre moyen à travers les images la personne capte vite et à travers ces images que nous avons véhiculées notamment les images choap qui parle directement à leurs propres personne je crois que l’impact a été visible par ce que nous avons vu la mobilisation des communautés locales, la mobilisation des autorités locales et aussi la mobilisation des partenaires techniques et financiers durant ces 11 jours d’activité.
Oubangui-Médias : quels types d’acteurs ont répondu présent, et évoluez- vous leur engagement ?
Belvia Espérance Refeibona : les enfants et les femmes ont été plus présent à ce festival, nous avons aussi constaté la présence des autorités locales comme je l’ai dit tantôt à chaque activité que nous faisons, nous avons toujours la présence d’une autorité locale à notre côté, les chefs de groupe, les présidents de la jeunesse. Parlons des institutions oui nous avons travaillé en collaboration avec la Mairie de Bangui et aussi à (CTE) qui est la Coopération pour la Transition Écologique que nous avons sillonné les arrondissements afin de sensibiliser la population et c’est vraiment un succès.
Oubangui-Médias : Dites-nous Madame la Directrice, à travers l’initiative de l’ONG nationale FIPECA quel est la réaction du ministère de l’environnement vis à vis sur le plan financier et matériel ?
Belvia Espérance Refeibona : je crois que le ministère de l’environnement s’est manifesté positivement. Ils ont apprécié cette initiative sauf que vous connaissez déjà notre pays, pour soucis de leur agenda chargé, d’abord à la cérémonie d’ouverture et de la clôture, nous n’avons pas vu la participation du ministère ou encore du ministre par ce que nous lui avons invité mais malheureusement sans succès. C’est ce que je pourrais dire mais ils ont apprécié cette initiative. Lors de cette édition nous voulons bien travailler en collaboration les Mairies mais malheureusement ça n’a pas été le cas. Avec la Mairie de Bangui qui accuser dans la gestion des ordures. Et quand on fait appelle à la Mairie de Bangui pour nous accompagner est toujours résistante.
Oubangui-Médias : quelles sont vos ambitions pour les prochaines éditions FIPECA et comment comptez-vous renforcer son impact ?
Belvia Espérance Refeibona : nos ambitions c’est d’élargir FIPECA dans les villes de nos provinces et c’est le cinéma numérique ambulant qui a mis en place ce projet, qui dit le cinéma numérique ambulant c’est le cinéma qui va partout pour sensibiliser sur les questions essentielles. Donc nous avons cet objectif-là d’aller partout sur le territoire national pour parler de notre environnement. Nous ne voulons pas travailler seul, nous voulons notamment avoir l’appui des partenaires techniques et financiers, des experts nationaux et internationaux qui peuvent intervenir lors de ce festival là pour apprendre aux jeunes comment faire le recyclage des déchets plastiques par ce que la notion des déchets reste encore un réel problème dans la ville de Bangui, on ne sait pas comment gérer notre déchets que ça soit, électrique ou encore des déchets ménagers.
Dans ces déchets là il devrait y avoir des composantes qui peuvent encore recycler , mais comme nous ne sommes pas de la matière nous utilisons ces déchets pour détruire notre environnement. Et nous voulons aussi encourager les jeunes cinéastes par ce qu’il s’agit d’une organisation ou encore un réseau des cinéastes, donc encourager les jeunes cinéastes à produire des films environnementaux. Comme on va les encourager voilà ils vont s’approprier de ces questions. Nous voulons aussi renforcer le côté communication tisser une relation avec les organes de presse crédible pour nous accompagner dans la sensibilisation à travers les émissions thématiques qui sont animés tout le temps par le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) sur la question d’environnement.
Nous voulons que FIPECA soit une plateforme d’échange permanant au tour des questions environnementales. Je crois que le plan ramasser ce sont nos ambitions pour les prochaines éditions de FIPECA.
Oubangui-Médias : Belvia Espérance Refeibona merci !
Belvia Espérance Refeibona : c’est à moi de vous remercier Monsieur le journaliste.
Arnold Ange Finmini

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