Un pas décisif vient d’être franchi pour renforcer la visibilité et l’efficacité des organisations de la société civile en République centrafricaine. Du 20 au 21 mai 2026, l’ONG internationale Rescue Community (IRC) a organisé un atelier stratégique dans la salle de conférence de l’AGTIF-CAF à Bangui. L’objectif : doter la Maison de service (MDS) d’un plan de communication solide, capable de soutenir ses actions de plaidoyer et de mettre en lumière ses initiatives à travers le pays.

Financé par le Fonds suisse pour le développement, ce projet vise à offrir à la MDS une feuille de route claire. Pour Kestia Dominique Kolissio, consultante à l’IRC, ce plan est bien plus qu’un simple outil :

« Ce document va permettre à la Maison de la société civile de faire valoir ses acquis, de rechercher des financements auprès d’autres partenaires et de renforcer sa capacité institutionnelle. Une fois validé, il servira de référence pour toute communication et tout plaidoyer », a-t-elle expliqué.

De son côté, Fred Bokoma, secrétaire général du conseil d’administration de la MDS, souligne l’importance de ce plan pour accroître la visibilité de la structure. Selon lui, de nombreuses organisations membres, implantées dans l’intérieur du pays, sont en première ligne pour répondre aux besoins humanitaires. Une communication plus structurée leur permettra de mieux valoriser leurs actions et de renforcer leur crédibilité auprès des partenaires nationaux et internationaux.

La MDS regroupe aujourd’hui 512 organisations œuvrant pour le développement durable en Centrafrique. Ces associations couvrent des domaines variés : droits humains, santé, éducation, environnement, et aide humanitaire. En se dotant d’une stratégie de communication commune, elles espèrent parler d’une seule voix et peser davantage dans les débats publics.

En structurant sa communication, la MDS pourra non seulement renforcer son plaidoyer, mais aussi attirer de nouveaux financements et consolider son rôle d’acteur incontournable du développement.

Avec ce plan en cours de validation, la société civile centrafricaine s’apprête à franchir un cap décisif : celui de la visibilité et de l’influence.

Dieu Béni Anderson Kabou