Bangui a vibré, le samedi 4 juillet 2026, au rythme de l’histoire et de la mémoire partagée. L’ambassade du Rwanda en République Centrafricaine a commémoré le 32ᵉ anniversaire de la Journée de la Libération, Kwibohora 32, en présence du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Une cérémonie empreinte de solennité et de fraternité, qui a réuni diplomates, responsables politiques et membres de la société civile.
Kwibohora, qui signifie « Libération », rappelle la victoire du peuple rwandais sur l’oppression et la fin du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Au-delà du souvenir, cette journée incarne une culture de résilience et de responsabilité, comme l’a souligné Olivier Kayumba, ambassadeur du Rwanda en Centrafrique. Dans son allocution, il a salué l’amitié entre Kigali et Bangui, tout en félicitant le président Touadéra pour son investiture et la mise en place des nouvelles institutions centrafricaines, fruits des élections générales de 2025 et 2026. Selon lui, ces étapes ouvrent une phase d’espérance et renforcent le cadre de coopération entre les deux nations.
Le diplomate rwandais a rappelé que Kwibohora n’est pas seulement une commémoration, mais un état d’esprit. « La génération qui a libéré le Rwanda avait pour mission de sauver une nation. Notre génération exerce aujourd’hui une responsabilité différente : préserver cette nation et préparer l’avenir », a-t-il affirmé. Évoquant les paroles du président Paul Kagame, il a insisté sur la détermination du Rwanda à ne jamais permettre la résurgence de l’idéologie génocidaire. Pour lui, l’innovation, l’excellence et l’entrepreneuriat doivent désormais guider la jeunesse rwandaise, née après la Libération.
Le discours a également mis en lumière les défis contemporains : changement climatique, révolution numérique, souveraineté économique, sécurité alimentaire et instabilité régionale. Face à ces enjeux, Kayumba a réaffirmé la conviction que « chaque difficulté peut devenir une opportunité » et que la coopération africaine est essentielle. Il a salué l’engagement de la Centrafrique dans la réforme du secteur de sécurité, tout en rappelant le rôle du Rwanda dans les opérations de maintien de la paix et les partenariats bilatéraux.
La cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon, a pour sa part souligné la force du lien d’amitié entre les deux pays frères. Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre cette coopération exemplaire, fondée sur la confiance et la solidarité.
En célébrant Kwibohora 32, Bangui et Kigali ont ainsi renouvelé un engagement commun : préserver l’héritage de la Libération, transmettre ses valeurs aux générations futures et bâtir des États plus stables et prospères. Une fraternité africaine qui, au-delà des frontières, se veut un rempart contre les défis du présent et un moteur d’espérance pour l’avenir.
Dieu Béni Anderson Kabou

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