Un cadre d’échange, de renforcement de capacités et d’amélioration des responsables gouvernementaux a été organisé du 12 au 13 par le ministère des affaires humanitaire avec les agences du système des Nations-Unies en République centrafricaine.

Les besoins humanitaires restent un défi majeur en République centrafricaine, malgré la récente amélioration de la situation sécuritaire, une amélioration qui a réduit le nombre des chocs et les mouvements des populations dans certaines régions du pays depuis 2023. Toutefois, la situation reste préoccupante dans les zones où l’insécurité est élevée, exposant les populations à des chocs d’origine humaines et/ou liés au changement climatique.

Suite à l’insécurité engendrée par des récurrents conflits, un Centrafricain sur cinq reste soit déplacé à l’intérieur du pays, soit réfugié à l’étranger, principalement dans les pays limitrophes. Ces conflits ont détruit non seulement le tissu social et les infrastructures et services sociaux de base tels que les hôpitaux, les écoles etc. mais ont également causé de graves violations des droits humains.

L’objectif de cet atelier est de mettre en place les conditions et connaissances nécessaires pour la mise en œuvre de la stratégie de protection de l’équipe humanitaire pays, afin que les résultats en matière de protection des populations affectées par les chocs humanitaires soient atteints.

Abdoulaye Sawadogo, Chef de bureau Ocha : « La centralité de la protection dans l’action humanitaire organisé par le ministère des affaires humanitaire en collaboration avec l’équipe humanitaire pays en République Centrafricaine (RCA) on sait que la responsabilité première de protéger les humanitaires incombe au gouvernement dans notre rôle de fournir une assistance aux peuples centrafricains dans la réponse humanitaire, l’équipe humanitaire à de plus en plus développé de nouvelles stratégies pour améliorer la qualité de notre assistance, dans cette optique, l’équipe humanitaire pays à récemment élaboré sa stratégie sur la centralité de la protection dans l’action humanitaire en suivant les lignes directrices des recommandations prescrites par le comité permanent inter-organisation. »

La centralité de la protection qui est un élément assez important dans la réponse humanitaire et mettre la protection au centre des interventions humanitaires est très essentiel pour permettre d’avoir une réponse en toute dignité pour la population.

Cet atelier qui regroupe plusieurs secteurs ministériels et aussi les acteurs nationaux, internationaux vont discuter et s’assurer essentiellement sur la prise en compte dans l’action humanitaire. La réponse humanitaire dans le pays est énorme la Ministre là dit tout à l’heure au début, bien que la situation sécuritaire ça améliorer, il reste encore 2 nombres des jours alimentaires dans les secteurs, la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé, l’eau, la protection, les abris dans tous les secteurs. 

Pour la Ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité Josiane Lina Bémaka-Soui, « le gouvernement centrafricain, soucieux de ramener une paix durable et d’assurer la protection de ses populations, a signé en février 2019 l’accord politique pour le retour de la paix et la réconciliation (APPR) avec 14 groupes armés, un accord qui a suscité beaucoup d’espoir. Cependant, beaucoup reste à faire pour relever le défi en matière de protection humanitaire qui vise à prévenir, réduire et répondre aux risques et aux conséquences de la violence sous toutes ses formes ».

Notons que, l’organisation de cet atelier de renforcement de capacités des acteurs gouvernementaux sur la centralité de protection dans la réponse humanitaire, permettra de prendre des mesures qui vont sanctionner ces assises afin d’améliorer la question de la protection dans les différentes interventions à l’endroit de nos populations.

Zarambaud Mamadou