L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) poursuit son appui technique au Projet d’Appui à la Résilience et à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans les Préfectures de la Kémo et de la Ouaka  (PARSANKO), à travers des foires aux semences organisées le Mercredi, 07 Mai 2025 à Bakala et au village Mourouba dans la préfecture de la Ouaka, avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) en collaboration avec l’ONG Welt Hunger Hilfe (WHH).

Le PARSANKO est un projet du gouvernement Centrafricain sous tutelle du Ministère de l’Agriculture. Ce projet a été mis en place pour lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire dans les zones d’intervention dudit projet. Au total 239 bénéficiaires ont été identifiés à Bakala et 108 bénéficiaires pour le compte du village Mourouba à 18 km de Bakala, soit un total général de 347 bénéficiaires. Chacun de ces bénéficiaires a droit aux semences suivantes maïs 8 kgs, arachide 12 kgs, sésame 1 kg et le riz 12 kgs.

Dimanche Noël Gontrand, Chef d’antenne PARSANKO de Bambari souligne les différentes étapes de la mise en œuvre de cette foire : « Nous avons premièrement ciblé les bénéficiaires, on a validé la liste avec nos partenaires de WHH et aujourd’hui l’occasion est venue pour donner ces produits aux personnes vulnérables. La FAO est notre partenaire directe, nous avons travaillé avec la FAO depuis le début du projet. Dans l’ancien temps, les semences arrivent toujours en retard. Mais maintenant, la période est bien favorable. Il faudrait que les semences que les bénéficiaires reçoivent aujourd’hui vont directement aux champs et non dans les marchés », a-t-il souligné.

Fernand Zero-Ete, Chef de Sous Bureau de la FAO de Bambari et Conseiller Thématique du PARSANKO a fait le point sur la collaboration qui existe entre la FAO et le PARSANKO : « Nous sommes en parfaite collaboration avec l’antenne PARSANKO. Lorsqu’on était venu, nous avons entamé la formation sur l’organisation de la foire, la méthodologie de la foire et le ciblage des bénéficiaires. Le conseil que nous cessons de prodiguer à ces bénéficiaires, vraiment ils ont reçu ces semences là en bonne saison, c’est le temps indiqué pour que nos papas, nos mamans puissent mettre ces semences à terre », explique-t-il.

Xavier Maurice Damaka, Chef de secteur ACDA et Représentant personnel du Sous-préfet de Bakala se dit satisfait : « L’organisation de cette foire m’a beaucoup plu. Parce que dans ces derniers temps on a un sérieux problème de denrées alimentaires dans la localité de Bakala et la population a aussi un problème de semences c’est ce qu’elle revendique le plus souvent. Et le PARSANKO a organisé cette foire et par concours de nos amis de WHH et la FAO pour distribuer les semences à la population de Bakala, ça pourrait vraiment nous aider. Le message que je voudrais lancer à l’endroit de ces bénéficiaires c’est pour leur dire que les semences qu’ils ont reçues, ce n’est pas pour la consommation. Nous voulons à ce qu’ils sèment ces semences pour que le problème d’aliments puisse baisser dans la localité », a-t-il souhaité.

Clémentine Yassifete, habitante de Bakala est l’une des bénéficiaires exprime sa joie : « En tout cas, un grand merci au PARSANKO pour le don de ces semences, ces semences vont vraiment nous aider et nous les recevons avec joie. Nous allons planter ces semences afin de les multiplier. Pour ceux qui prennent souvent ces semences pour aller consommer, ils doivent savoir que ce n’est pas normal, ces semences sont destinées à l’agriculture et non la consommation. Vous savez bien que le prix des semences est trop élevé sur le marché à Bakala », a-t-elle conseillé.

Il est à rappeler que ces foires aux semences de la sous-préfecture de Bakala et du village Mourouba interviennent après celle du village Mabo sur la route de Sibut où 400 bénéficiaires issus de sept villages ont été ciblé. Ce projet du gouvernement Centrafricain vise à doter les personnes vulnérables aux semences afin d’accroître et diversifier la sécurité alimentaire et les services agricoles. Mais malheureusement, l’avènement des chantiers miniers impactent sur l’agriculture dans la zone d’intervention dudit projet selon une source proche de la sous-préfecture de Bakala.

Dieu Beni Anderson Kabou, de retour de Bakala