Le Sommet Italie-Afrique auquel prend part, le Président de la République, Faustin Archange Touadéra depuis le dimanche 28 jusqu’à ce lundi 29 janvier 2024 est un pari au cœur de la politique étrangère italienne. Il revêt une importance majeure pour discuter en profondeur des enjeux essentiels, notamment en matière d’économie et de coopération surtout énergétique.
Sont présents les plus hauts dirigeants de l’Union Européenne, Ursula Von der Leyen et Charles Michel, ainsi que plus de plus de 50 délégations de pays africains.
Selon les autorités italiennes, cette conférence est « un pont pour une croissance commune entre l’Afrique et l’Italie ». L’Italie n’a pas un passé colonial en Afrique.
Rome a présenté à cet effet le programme connu sous le nom de « Plan Mattei pour l’Afrique » à ses partenaires africains, en référence au fondateur du groupe pétrolier ENI qui a plusieurs intérêts en Afrique. Il est donc question pour l’Italie de promouvoir des partenariats égaux, en laissant « l’approche prédatrice » qui a caractérisé la présence colonialiste européenne en Afrique, dont les effets continuent d’appauvrir l’Afrique.
« Ce plan se propose de renforcer les initiatives de coopération entre l’Italie et les Etats africains, sur une durée de 4 ans. L’objectif est de renforcer la coopération énergétique avec les pays africains et de les appuyer dans différents domaines, notamment la santé, l’éducation et d’autres secteurs, mais son but principal est de s’attaquer aux causes économiques profondes des migrations massives en provenance d’Afrique, avec un grand nombre d’arrivées en Italie », a indiqué le gouvernement de Rome.
Touadéra va-t-il encore accusé l’Europe d’être la cause des migrations irrégulières ?
La tribune du Sommet Italie-Afrique pourrait être une nouvelle occasion pour le Président centrafricain et ses homologues africains de dénoncer le pillage des richesses africaines avec pour conséquence la migration irrégulière.
A cet effet, en septembre 2023 à l’Assemblée de l’ONU, le Chef de l’Etat centrafricain avait regretté que des jeunes africains « cherchent désespérément à rejoindre les pays du continent européen à la recherche d’un eldorado ».
Pour lui, « cette escalade de la crise des migrants est l’une des conséquences effroyables des pillages des ressources naturelles des pays, rendus pauvres par l’esclavage, la colonisation et l’impérialisme occidental, le terrorisme et les conflits armés internes, souvent ouverts sur fond de visées hégémoniques, des tensions géopolitiques et géostratégiques entre les grandes puissances mondiales ».
Aussi, la République Centrafricaine qui est dans la logique de diversifier sa coopération économique pourra présenter ses opportunités en matière énergétique et d’inviter le groupe pétrolier ENI de venir y prospecter.
Junior Max Endjigbongo

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