Située à plus de 1000 km de la capitale centrafricaine, la sous-préfecture de Zemio dans la préfecture du Haut-Mbomou est en proie à l’insécurité à l’absence des forces de défense et de sécurité. Selon les informations de l’Oubangui Médias, une dizaine de femme dont trois mineures ont fait l’objet de viol massif lundi 16 octobre 2023. Les faits sont attribués aux élements de l’UPC d’Ali Darass.
Des sources locales ont précisé que l’acte s’est produit à plus de 70 km de la ville de Zemio, précisément au village Guinitoumba alors que ces femmes revenaient d’une rencontre interreligieuse.
Elles sont tombées dans le filet des éléments de l’UPC qui les ont d’abord dépouillés de leurs biens avant de violer une dizaine. Ces femmes étaient au nombre de 50 et dix d’entre elles dont 3 mineures dont l’âge varie de 12 à 17 ans ont été violées avant d’être relâchées le lendemain c’est-à-dire mardi 17 octobre. Information confirmée par des autorités locales qui n’ont pas souhaité faire des commentaires.
« Nous sommes surpris de cette nouvelle. Étant donné qu’il n’y a pas des forces armées et les Forces de sécurité intérieure dans cette localité, des jeunes des villages Guinitoumba et ceux de Bâle se sont organisés et sont allés à la poursuite de ces bandits. Finalement, ils ont pu libérer les otages », a confié une source locale joint au téléphone par l’Oubangui Médias.
La source ajoute que ces victimes n’ont pas encore reçu une assistance médicale puisque, le village Guinitoumba qui est situé à 70 km de la ville de Zemio sur axe Rafaï est inaccessible à cause de l’insécurité. Aussi, les habitants de ces villages ne disposent pas de moyens roulant pour évacuer les survivantes vers Rafai ou Zemio afin de bénéficier des soins préventifs. Ces femmes sont alors dans une situation très critique.
Les autorités locales déplorent cette attaque contre les civils et surtout les femmes. Elles demandent au gouvernement de déployer des militaires dans cette partie du pays au côté des casques bleus de la Minusca afin de protéger la population civile.
Christian Steve SINGA

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