« Que revive la République » est le livre qui a été exposé le Jeudi 4 Mars 2021 aux élèves du Lycée Don Bosco par l’écrivain Laurent Gomina-Pompali.

En au moins deux heures de partage, l’auteur s’est entretenu avec les élèves qui ont passé un mois de lecture autour de son livre. Raison qui l’a poussé à témoigner sa reconnaissance à ces derniers pour l’effort consentis dans ce sens.

Le débat autour de son ouvrage s’est ouvert après qu’il ait présenté son parcours en tant que Professeur de l’Université, ancien cadre de la République centrafricaine et ancien Ministre, ancien député ayant brigué quatre ans de mandats à l’Assemblée nationale de Centrafrique. En brossant le tableau sur sa carrière littéraire, l’écrivain a mis la lumière sur ses anciens manuscrits avant d’aborder celui qui a fait objet de sa présence au Lycée Don Bosco.

Dans ses interventions nous pouvons constater que contrairement aux élèves qui considèrent son ouvrage « Que revive la République » comme étant une arme de révolution susceptible de pousser la population à s’indigner contre les pouvoirs en place et ceux à venir, l’écrivain a mentionné que ce dernier est une lettre ouverte aux actuels et futurs présidentiables de la Centrafrique afin que les erreurs du passés soient corrigées et que les fonctionnaires, les agents de l’Etat en gros tous ceux qui ont contribué à l’émancipation et au relèvement de la République centrafricaine soient récompensés une fois admis à la retraite ou se trouvant dans l’impossibilité de déployer d’efforts pour le pays.

Après son exposé le débat avec les élèves s’est déclenché et ces derniers se sont intéressés aux questions ayant trait au parcours de l’écrivain à savoir : ses différentes sources d’inspiration, pourquoi attendre son admission à la retraite pour écrire un tel livre ? Ses jugements par rapport aux gestions du pays ainsi que la gestion des biens publics par les anciens dirigeants et ceux d’aujourd’hui, Quels ont été son apport dans l’aménagement du système éducatif centrafricain lorsqu’il siégeait encore à l’Assemblée Nationale a-t-il proposé des lois allant dans ce sens ? S’il arrive qu’il soit réintégré dans l’administration centrafricaine, qu’est-ce qu’il aimerait corriger ? Telles sont les différentes préoccupations des élèves à l’endroit de l’auteur de « Que revive la République ».

Ces différentes préoccupations n’ont pas laissé l’auteur sans mot. Il a répondu à tour de rôle aux différentes questions posées et s’est porté garant de rester à l’écoute et au service de ceux qui désirent embrasser la carrière littéraire pour des conseils et orientations.

La littérature s’il faut le rappeler est un vaste domaine qui reste à exploiter en Centrafrique. Caractérisée par l’oralité, la population centrafricaine lit cependant très peu. Ce qui crée généralement une insuffisance notoire de la part des apprenants.

Créée en 2017, la Maison des Editions Oubangui, soucieuse des manquements constatés dans ledit secteur a mis en place une politique pour la promotion de la littérature dans les établissements d’enseignement secondaires publics et privés et universitaires en installant des Clubs de Lecture afin de pousser les jeunes à retrouver une base solide en s’adonnant à la lecture.

C’est pourquoi, des livres d’auteurs centrafricains leurs sont donnés afin de créer un rapprochement entre ces derniers et les écrivains. Après un mois de lecture, l’écrivain en compagnie d’un membre de l’équipe des Editions Oubangui se déplace dans l’établissement dans lequel se trouve son livre afin de partager ses expériences avec les apprenants.

Cette politique a permis aujourd’hui aux élèves, aux étudiants d’avoir une vue large sur les acteurs de la littérature centrafricaine et de faire connaissance de ceux-ci.

Les Clubs de lecture installés par les Editions Oubangui sont passés de 10 à 50 de 2018 à 2021. Parmi ceux-ci nous pouvons noter la présence de quatre universités privées de la place, de quatre Facultés de l’Université de Bangui ainsi que de quelques écoles primaires et maternelles.