Née le 28 mai 1967 à Bangui, Maître Chrésia Loumandet Kassima est issue d’une famille profondément attachée à l’éducation et au service public. Son père, feu Loumandet Gaston, était administrateur civil, tandis que sa mère, Marguerite Songomali, enseignante aujourd’hui retraitée, lui a transmis le goût du savoir et de la rigueur. Dès la maternelle, à Bangui Centre, puis à l’école du Centre, la jeune Chrésia s’est distinguée par son sérieux et sa persévérance.

Son parcours scolaire l’a conduite au lycée Barthélémy Boganda, où elle a suivi ses études de la 6e à la 3e, avant d’obtenir son BEPC. Orientée en série A au lycée des Martyrs, elle décroche son baccalauréat et choisit de poursuivre des études de droit. Cette décision marquera le début d’une carrière vouée à la justice et à la défense des droits.

Une ascension dans le monde juridique

À l’université, elle obtient une maîtrise en droit, option droit des affaires. Conformément au statut de la Chambre des notaires, elle effectue un stage pratique de trois ans auprès de l’étude notariale de Maître Abraham Mbokani. Ce passage formateur lui permet d’acquérir une solide expérience.

Le 29 août 2000, un décret présidentiel la nomme notaire près les Cours et Tribunaux de la République centrafricaine. Après sa prestation de serment le 5 janvier 2001, elle ouvre sa propre étude notariale à Bangui le 15 mai de la même année. Depuis, elle exerce avec passion et professionnalisme, devenant une figure incontournable du notariat centrafricain.

Une femme engagée dans l’entreprenariat et l’humanitaire

Au-delà de sa carrière juridique, Maître Loumandet s’investit dans l’entreprenariat, convaincue que la création d’activités économiques est un levier essentiel pour réduire le chômage des jeunes et stimuler le développement du pays. Mais son engagement ne s’arrête pas là.

Elle est également fondatrice d’une organisation non gouvernementale dédiée aux personnes vulnérables, en particulier les enfants et les veuves. Ses actions humanitaires sont marquées par une générosité sans limite. À Noël 2025, elle a accueilli 2 370 enfants pour un repas festif et une distribution de jouets. Quelques mois plus tard, le 5 avril 2026, elle a ouvert les portes de sa maison à 1 200 enfants, leur offrant des habits, un repas chaud et des rafraîchissements. Actuellement, elle prépare une nouvelle initiative destinée à 250 femmes âgées de 70 à 99 ans, preuve de son attachement aux aînées et de son souci de leur bien-être.

Une reconnaissance méritée : Wali Tapandé du mois d’avril

En avril 2026, Radio Voix des Femmes a choisi de mettre à l’honneur Maître Chrésia Loumandet dans le cadre de son initiative Wali Tapandé, qui valorise les femmes d’impact en République centrafricaine. Pour elle, cette distinction est une surprise agréable et une immense fierté.

« Même lorsqu’on agit dans la discrétion, nos actes sont perçus et reconnus », confie-t-elle avec émotion. Elle se reconnaît pleinement dans cette appellation de femme inspirante et invite ses compatriotes, en particulier les jeunes filles et les femmes, à œuvrer pour le développement socio-économique du pays.

Une vision pour la République centrafricaine

Maître Loumandet incarne une conviction forte : le gouvernement ne peut pas tout faire seul. Chaque citoyen doit contribuer, à son échelle, à redorer le blason de la République centrafricaine. Son parcours illustre cette philosophie : une carrière exemplaire dans le droit, des initiatives entrepreneuriales pour dynamiser l’économie, et des actions humanitaires qui touchent des milliers de vies.

Le portrait de Maître Chrésia Loumandet est celui d’une femme qui a su transformer ses ambitions personnelles en un engagement collectif. Notaire respectée, entrepreneure visionnaire et humanitaire dévouée, elle est aujourd’hui célébrée comme Wali Tapandé du mois d’avril 2026. Son histoire inspire et rappelle que l’impact d’une vie se mesure autant dans les réussites professionnelles que dans la capacité à tendre la main aux plus vulnérables.

Avec ses actes, elle incarne une République centrafricaine résolument tournée vers l’avenir, où chaque femme peut devenir un pilier du développement et un modèle pour les générations futures.

Dieu Béni Anderson Kabou