La République centrafricaine est secouée par une polémique née de propos jugés injurieux et dégradants à l’endroit des femmes centrafricaines. Ces déclarations, attribuées à Gilles Ionel Gouandjika, ancien consul honoraire de la Roumanie en RCA et fils du ministre conseiller spécial du Président, interviennent à un moment charnière : l’aube de la 7e République.

Dans ce contexte, le chef de l’État, le Professeur Faustin Archange Touadéra, a réaffirmé avec force sa volonté de mettre fin à l’impunité. « Aux partisans de l’injustice, je proclame la fin de l’impunité. Chacun devra désormais assumer les conséquences de ses actes dans le respect des lois et procédures en vigueur. Personne ne doit se placer au-dessus des lois. Personne ne pourra agir impunément », a-t-il déclaré.

Ces mots résonnent comme un avertissement clair et une promesse de justice. Ils posent une question centrale : quelle sera la décision de la justice face à cette affaire ? Les propos incriminés, qui ont suscité indignation et colère, mettent en lumière la nécessité de protéger la dignité des femmes et de garantir le respect des valeurs républicaines.

La justice centrafricaine est désormais appelée à se prononcer. Appliquera-t-elle la règle de l’impunité zéro prônée par le chef de l’État ? Cette affaire pourrait constituer un test majeur pour mesurer la capacité des institutions à traduire en actes la volonté politique affichée. Car au-delà des discours, c’est la crédibilité de l’État de droit qui est en jeu.

Les observateurs estiment que cette situation représente une opportunité pour la RCA de démontrer que nul n’est intouchable, quelle que soit sa position sociale ou ses liens familiaux. La consolidation de la 7e République passe par une justice impartiale, capable de sanctionner les comportements contraires aux principes de respect et d’égalité.

La décision de la justice sera donc scrutée avec attention. Elle dira si la République centrafricaine est prête à traduire en actes la promesse présidentielle : une société où l’impunité n’a plus sa place et où chacun doit répondre de ses paroles et de ses actes.        Dieu Béni Anderson Kabou