Dans la nuit du 02 au 03 février 2026, une pluie diluvienne, accompagnée de vents violents, s’est abattue sur la capitale centrafricaine. Celle-ci a causé d’importantes pertes matérielles dans certains secteurs de la ville de Bangui : des maisons détruites, des toitures arrachées par les vents, des poteaux électriques déracinés ainsi que des arbres renversés.

Cette situation plonge plusieurs ménages dans le désarroi. Les quartiers Môdoua, Kéténguéré et Bôgbélé dans le 6ᵉ arrondissement, ainsi que le Km5 dans le 3ᵉ arrondissement, ont été durement touchés par cette catastrophe naturelle.

ANDJIKWI Ida, habitante du quartier Môdoua dans le 6ᵉ arrondissement, raconte : « Ce qui nous est arrivé est vraiment étrange. Nous étions à l’intérieur de la maison lorsqu’il a commencé à pleuvoir. Nos deux filles étaient allées se coucher dans la petite maison d’à côté. À cause de la forte pluie accompagnée de vents violents, le mur de la grande maison s’est écroulé et, en tombant, a heurté le mur de la petite maison où dormaient les enfants. Finalement, le mur est tombé sur elles. J’ai couru demander de l’aide chez les voisins, mais ils fermaient leurs portes. Je criais très fort au secours. En entendant que je disais que mes enfants étaient mortes, les voisins sont accourus pour nous venir en aide. Ils ont dégagé les enfants des décombres et les ont conduites à l’hôpital. Dieu merci, elles s’en sont sorties saines et sauves. Pour le moment, nous n’avons plus de maison. Ce sont les voisins qui nous ont trouvé un studio pour nous abriter. Nous demandons au gouvernement et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide. »

KODJI Julien, un jeune du quartier Kéténguéré, au niveau de Nzongonan, témoigne également :

« C’est vraiment une pluie diluvienne qui s’est abattue ce jour-là et cela a engendré beaucoup de dégâts. Plusieurs biens ont été endommagés. Chez nous, les dégâts sont un peu limités : seule notre concession est tombée et je suis en train de la réparer. Mais derrière nous, certaines maisons se sont complètement écroulées, des toits ont été emportés par les vents. C’est une véritable hécatombe dans notre secteur. Nous n’avons pas encore reçu d’aide d’une ONG ni du gouvernement. C’est plutôt le chef de quartier qui sillonne les secteurs pour recenser les victimes. Notre cri d’alarme au gouvernement est de secourir les sinistrés, ne serait-ce qu’avec des bâches et du bois, en attendant une solution durable. »

La boutique d’Abdoulawab Mahamat, commerçant au marché du Km5, n’a pas non plus été épargnée :

« Nous rencontrons de sérieux problèmes à la suite de cette pluie. Le toit de ma boutique a été emporté, tout comme celles des commerçants voisins. Nous sommes en train de réparer. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vies humaines, seulement des dégâts matériels. Nous demandons au gouvernement de construire des canaux d’évacuation des eaux, car chaque fois qu’il pleut, nous faisons face à de grandes difficultés. »

Face à cette situation, NGANA Thierry Bertin, chef du quartier Bôgbélé dans le 6ᵉ arrondissement, revient sur les faits et lance un appel pressant aux autorités et aux ONG : « Les dégâts sont énormes après cette pluie diluvienne. Plusieurs maisons se sont effondrées dans ma localité. Je demande au gouvernement et aux ONG qui nous aidaient auparavant de venir en aide aux victimes. Si la Croix-Rouge pouvait également nous assister, ce serait une bonne chose. »

Selon le bilan provisoire de la Croix-Rouge centrafricaine, une cinquantaine de maisons se sont écroulées à la suite de ce cataclysme naturel. Toutefois, la collecte des données se poursuit encore sur le terrain.

Rappelons que cette catastrophe laisse de nombreux habitants dans la détresse. Ils lancent un appel à la solidarité du gouvernement et des personnes de bonne volonté afin de leur venir en aide.       Freddy Ulrich Tanga