Le secrétaire général de la mairie de Bangui, David Gbeti, a animé ce mardi 13 janvier une conférence de presse consacrée au bilan de la gestion municipale après le départ de l’ancien maire, Émile Gros Raymand Nakombo. À l’issue de cette rencontre avec les professionnels des médias, il a dressé un tableau sans complaisance de la situation administrative et financière de l’institution.
Dans son intervention, David Gbeti est revenu sur le contexte ayant suivi le départ du maire, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur la gestion des ressources publiques. Il a insisté sur l’obligation de transparence et de redevabilité envers la population, des principes fondamentaux de la bonne gouvernance locale.
Le secrétaire général a ensuite présenté un bilan provisoire faisant état de graves irrégularités financières. Selon lui, plusieurs indices de détournements de fonds publics ont été relevés dans différents services municipaux. Ces manquements auraient contribué à la dégradation du fonctionnement de la mairie de Bangui ainsi qu’à l’arrêt ou au ralentissement de plusieurs projets de développement au profit des populations.
« Il est de notre devoir d’informer l’opinion publique et de dénoncer toute pratique qui porte atteinte à l’intérêt général. Avec l’avènement de la Septième République et le processus de décentralisation, les collectivités territoriales seront désormais gérées par des élus locaux disposant d’une autonomie administrative et financière. Il est donc nécessaire de préparer le terrain pour accueillir ces futurs élus. Face aux critiques formulées sur les réseaux sociaux concernant la période d’intérim, nous avons jugé utile de présenter aux médias les faits que nous avons enregistrés dans la gestion de M. Nakombo depuis plusieurs années. Les conséquences sont graves et ont fortement affecté la population, notamment à travers l’insalubrité persistante dans la ville de Bangui », a déclaré David Gbeti.
Il a également rappelé que les nominations par décret ne constituent pas un chèque en blanc et que toute responsabilité publique implique une gestion rigoureuse et responsable des ressources de l’État. « Nous tirons aussi la tension du politique du fait que les nominations par décret ne constitue pas un chèque blanc pour des raisons d’État, on peut épargner les gens et que les gens qui veulent venir ici à la mairie de Bangui comme mais parce que ma mère c’est un élu le politique. », a déclaré David Gbeti.
David Gbeti a précisé que des audits internes sont actuellement en cours et que les résultats seront transmis aux autorités compétentes afin que les responsabilités soient établies et que des poursuites soient engagées, le cas échéant.
Au cours des échanges avec la presse, le secrétaire général a appelé au calme et à la patience, tout en réaffirmant l’engagement de l’administration municipale à rétablir l’ordre, la discipline financière et la confiance des citoyens.
Il a par ailleurs exhorté les instances concernées à veiller au choix d’un futur maire doté d’une vision multisectorielle et orientée vers l’intérêt général. Selon lui, la volonté du peuple doit désormais guider la gouvernance municipale.
Évoquant certains faits présumés de détournement, il a cité notamment les fonds destinés à l’assainissement de la ville de Bangui, les indemnités de l’État régulièrement versées à la BGFI, ainsi que les 50 millions de francs CFA censés être alloués chaque vendredi pour soutenir les actions municipales.
« J’ai énuméré beaucoup de choses, de l’argent qui est destiné pour l’assainissement de la ville de Bangui, les indemnités de l’État versés régulièrement à la BGFI pour l’assainissement de la ville de Bangui les 50 millions comme versés chaque vendredi pour nous aider. Le gouvernement a mis à la disposition de la mairie tous les moyens pour réussir et donner une belle image aux politiques au gouvernement parce que la mission des collectivités territoriales consiste à porter la vision du gouvernement malgré tous ces moyens avec l’habitude de suivre le président à la radio, il a besoin de 35 millions par jour malgré tous ces moyens matériels financiers et en compétences humaines », a-t-il déploré.
La conférence de presse s’est achevée sur une note d’engagement. David Gbeti a assuré que la vice-présidente de la mairie de Bangui, Mme Yamba, poursuivra les réformes engagées pour assainir la gestion municipale et garantir une administration au service du développement local et de l’intérêt collectif. Il a toutefois rappelé qu’en l’absence de conseil municipal depuis près de quatre ans, la résolution durable des problèmes de la mairie demeure un véritable défi.
Signalons que la rédaction cherche toujours à rentrer en contact avec la personne ressource pour entendre sa version des faits.
Gisèle Yassoungombi Gbezoua

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