C’est à travers une visioconférence effectuée entre Bangui et Cambodge autour de la justice hybride que la célébration de la journée des Droits a eu lieu mardi 17 octobre 2023 en la salle de conférence de la Caisse Nationale de la sécurité sociale (CNSS) à Bangui.

 La Cour Pénale Spéciale (CPS) qui est une juridiction hybride en Centrafrique est mise en valeur ce jour pour présenter son fonctionnement et le caractère hybride qu’elle revêt. Cette conférence qui est organisée par l’ambassade de France en Centrafrique en collaboration avec l’ambassade de France du Cambodge a vu la participation des étudiants en sciences juridiques et politiques de l’université de Bangui et des universités privées, des personnalités judiciaires et des partenaires.

Par définition, « la justice hybride est une manière pour l’Etat hôte d’accueillir un élément international dans sa justice. Il reste souverain mais il crée une juridiction auxquelles on associe de manière négociée des éléments d’internationalités de manière à répondre au mieux à la crise auquel il fait face », a précisé Sébastien Botreau-Bonneterre, chargé de coopération à l’ambassade de France en Centrafrique.

Selon lui, l’objectif de cette journée  est de présenter la Cour Pénale Spéciale qui s’inscrit dans un mouvement international où on voit se créer une juridiction hybride internationalisé. « La cour pénale spéciale a une expérience particulière parce qu’elle prend place dans un pays où il y a encore la crise en cours et c’est tout à l’honneur de la République Centrafricaine d’avoir créé cette juridiction qui vient finalement apporter une solution à la lutte contre l’impunité », a-t-il encouragé.

 La célébration a lieu dans un contexte où la RCA en réalité prône dans sa globalité la question du droit et c’est la particularité de cette coopération entre la France et la République de Centrafrique d’apporter, de soutenir cette dynamique autour des questions juridiques, autour de la lutte contre l’impunité, des réparations et finalement sur tout ce qui permet d’avancer sur la route de droit.

Dans cet ordre d’idées, la France qui est un partenaire de la Centrafrique, met en sa disposition un juriste français qui exerce aux côtés des juristes centrafricains. En plus du soutien en matériels, les  renforcements des compétences des juristes centrafricains font partie intégrante des apports de ce pays partenaires. Mais la CPS qui est une cour centrafricaine reste indépendante dans la prise des décisions et l’exercice du droit.

Belvia Espérance Refeïbona