La CEDEAO, l’Union africaine, la France et les États-Unis menacent de faire usage de force si la junte militaire s’entête et se maintien au pouvoir. Renversé par Omar Tchiani, Général des Forces armées nigériennes (FAN) le 26 juillet dernier, le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum reste encore en détention. L’occident et certains pays africains exigent le rétablissement de Mohamed Bazoum à la tête du pays sous peine d’une offensive militaire.
Mais, le Mali et le Burkina Faso s’opposent farouchement à cette option occidentale. L’on craint le même scénario dans le sens inverse de 2011 en Côte d’Ivoire où la France et ses alliés ont fait déguerpir Laurent Gbagbo par la force. Cette fois-ci, cela semble être une opération de rétablissement par force d’un président renversé par un coup de force.
En dépit des suspensions des aides financières et relations diplomatiques avec le Niger, les organisations de la sous-région en Afrique de l’ouest notamment la CEDEAO, l’Union africaine et les occidentaux ont décidé de faire usage de la force contre les nouveaux hommes forts du Niger si et seulement si ces derniers maintiennent leur position à la tête du pays.
Lors du dernier sommet de la CEDEAO en Guinée Bissau, le président en exercice, le nigérian Bola Ahmed Tinubu a promis qu’il ne tolérera aucun putsch au sein de la CEDEAO. Voilà un cas patent qui intervient juste quelques mois après cette promesse.
Pour certains observateurs de la vie politique, tous les yeux sont aujourd’hui rivés vers le président nigérian Bola Ahmed Tinubu pour rétablir son homologue Mohamed Bazoum au pouvoir afin que cette Institution sous régionale puisse enfin garder sa crédibilité.
La CEDEAO arrivera-t-elle seule ?
Même si d’aucun pense que cette organisation a ramené la paix dans certains pays de la sous-région d’Afrique de l’ouest et a organisé les élections par exemple au Liberia mais la réponse à cette question est non, puisque le Mali et le Burkina Faso ont annoncé leur soutien aux putschistes nigériens. Peut-être avec la bénédiction du Conseil de sécurité des Nations-Unies, la CEDEAO pourra tenter l’impossible. Ce qui est sûr, la Chine et la Russie vont poser leurs vétos à une quelconque demande d’opérations militaires qui sera considérée comme une ingérence dans les affaires internes.
Selon certaines informations, le Général Omar Tchiani, le cerveau du coup d’état a maintenu sa position malgré une tentative de négociation entamée la semaine dernière par Mahamat Deby Itno du Tchad.
L’Algérie et le Tchad ont marqué leur accord pour une intervention militaire pour le retour à l’ordre constitutionnel. L’on craint le pire de cette intervention qui a pour but de sauver la démocratie dans ce pays qui a subi déjà 5 coups d’états et des tentatives ratées.
Ce dernier coup d’état est un coup dur pour la France qui a encore perdu l’un de ses disciples au profit de la Fédération de la Russie. La population tout comme les putschistes affichent un sentiment anti-français. Une foule en colère s’est attaquée à la représentation diplomatique française alors que la France tente d’évacuer ses ressortissants du Niger.
Christian Steve SINGA

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