Après  cinq mois des discussions et négociations, le Gouvernement et le centrale syndicale des grévistes ont trouvé le mercredi 12 juillet un terrain d’entente à travers l’adoption du rapport des travaux de la Commission administrative paritaire chargée de d’examiner la matrice générale des revendications corporatives. L’adoption du rapport qui est faite avec quelques amendements est suivi de la signature d’un communiqué finale faisant mention d’une trêve de 36 mois entre les grévistes et le Gouvernement si leurs attentes sont pris en compte par les autorités.

Suite aux mouvements de séditions qui ont gagné la capitale Bangui dans les  mois passés et fragilisé le système éducatif, sanitaire etc. affectant certains services publics du pays, le Gouvernement a mis en place un mécanisme consistant à dialoguer avec les différentes parties prenantes notamment le syndicat des grévistes du ministère de la santé et de la population, ceux des eaux et forêts ainsi que le syndicat des enseignants du fondamental 1 et 2 qui se sont levés l’un après l’autre par des mouvements de grève, réclament certains de leurs droits. Dans sa recherche de solutions, une commission paritaire a été mise en place pour examiner la matrice générale des revendications de toutes les entités susmentionnées.

Ces travaux ont débouchés à l’adoption du rapport des travaux de cette commission paritaire portant sur l’examen des revendications comparatrices des syndicats de base des eaux et forêts, de la santé et de l’éducation nationale mais avec quelques amendements qui nécessiterait des améliorations. 

Innocent Kereguélé est l’un des syndicalistes qui représentent  le fondamentale 1. Il est content du niveau des négociations avec le Gouvernement : « la dernière fois, nous étions dans une Commission pour examiner les points où nous avons inscrit dans les mémorandums en ce qui concerne les conditions de travail des enseignants surtout du fondamental 1 et 2. Aujourd’hui devant les 7 membres du gouvernement qui sont vénus, parce que le Chef de l’Etat les a instruit de prioriser nos points de revendications, chose faite. Nous sommes donc à l’étape de priorisation. Pour essayer de voir les points que nous avons énumérés et les choses qui sont dites est ce que c’est conforme à ce que nous avons dit. Et c’est là où un communiqué conjoint a été signé entre le Gouvernement et le syndicat. Le rapport est fidèle c’est pour cette raison que nous avons accepté de signer ce protocole. Nous avons revendiqué des avantages qui touchent à nos métiers et donc ces avantages énumérés dans le mémorandum y compris les indemnités des craies qui datent  de 40 ans et qui ne sont jamais améliorées ; les indemnités  de recherche que nous appelons les indemnités de documentation et bon nombre de chose sont prises en compte et seront soumis au Chef de l’Etat », confie ce dernier. 

« C’était vraiment un très long processus qui a démarré avec les revendications des syndicats de base où il y avait les eaux et forêts cela fait à peu près dix mois, le personnel de la santé et les enseignants du fondamental 1 et 2 et de l’enseignement technique. Vous vous souvenez que le Chef de l’Etat a rencontré tout le monde à deux reprises. Les travailleurs ont exposé leurs revendications et le Chef de l’Etat a pris acte des revendications en me demandant de rassembler tous cela, les prioriser et discuter avec les syndicats pour nous mettre d’accord sur une trêve syndicale qui permettra au Gouvernement de prendre le temps pour regarder toutes ces revendications et d’y répondre de façon graduelle en fonction des moyens qu’il pourrait rassembler pour satisfaire ces attentes. Je suis très heureux d’annoncer que nous sommes arrivés au bout du processus avec la signature de ce communiqué conjoint », s’est réjoui le ministre de la fonction publique Marcel Djimassé.

S’il faut le rappeler, la signature de la trêve n’est observée que par les syndicats des eaux et forêts et de l’éducation. Ceux de la santé n’ont pas signé et demandent à la plénière de leur accorder du temps pour mieux les répondre.

Ont pris part à ces travaux  les ministres de la Fonction publique Marcel Djimassé, le ministre des Finances Hervé Ndoba, le ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle Annie Michelle Mouanga, le ministre de l’Enseignement supérieur Pr. Jean Laurent Syssa-Magalé, de l’Education nationale Aboubakar Moukadas Noure, le ministre des Eaux et foret Idriss Amit et de deux ministres conseillers Ringui André Le-Gaillard et Bruno Sambia Bamingo ainsi que les représentants de tous les syndicats des ministères concernés.

Belvia Esperance Refeibona