C’est lors d’un café de presse organisé à l’égard d’une dizaine de journalistes que le Représentant Pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM) Peter Schaller, la Directrice Adjointe Aline Samu et quelques cadres de ladite organisation ont procédé à une communication plus détaillée de la nouvelle approche stratégique de PAM qui couvre la période de 2023-2027 au siège du PAM à Bangui.
Ce plan stratégique a été approuvé en mars dernier au siège du PAM à Rome en présence du Premier ministre Félix Moloua et du Représentant du PAM Peter Schaller. L’approche de ce plan vise à resserrer les liens entre l’action humanitaire, le développement et la paix, en gardant les populations au cœur de ses interventions. Le PAM travaillera en synergie avec le gouvernement et les partenaires humanitaires et de développement pour répondre aux besoins alimentaires urgents, tout en attaquant auxcauses profondes de la vulnérabilité. Le PAM vise aussi à renforcer les capacités et les systèmes soutenant les populations vulnérables.
Aline Samu, Directrice Adjointe du PAM précise : « nous avons un nouveau programme sur cinq ans et nous avons un petit glissement en terme général parce que nous voulons caler sur la vision du gouvernement et le plan de relèvement et de consolidation de la paix. Donc à base de ces nouvelles orientations, nous voulons aussi accompagner les populations à développer plus de résilience, de sortir de ce contexte d’urgence dans lequel on s’est focalisé sur des distributions générales et inconditionnelles pour mieux orienter les populations vers des pratiques plus autonomes dans le domaine de la sécurité alimentaire ».
À travers cette nouvelle approche stratégique, le PAM entend consolider ses actions à travers les cinq piliers qui sont la distribution générale de vivre qui se fait par un ciblage systématique, les programmes des cantines scolaires pour encourager l’éducation et le maintien des élèves dans les écoles primaires publiques provinciales, la résilience, le traitement de la malnutrition et la prévention de la malnutrition.
La Directrice renchérit en ces termes: « A travers ses nouveaux piliers, le renforcement entre autres des données qui vont permettre de mettre sur la table des évidences claires sur ces orientations qu’on est entrain de mettre en ouvre. Cette approche met aussi en exergue le renforcement des capacités nationales ».
Cependant, la consommation des vivres offert par le PAM reste un défi. Dans la plupart, les bénéficiaires de ces vivres les revendent sur le marché en échange de quelques billets. Cette situation n’avancerait pas la population à vite améliorer sa situation. Pour ce faire, le personnel appelle à une résilience et l’utilisation des vivres par les bénéficiaires.
Entre-temps, cette structure dispose déjà des antennes dans les villes provinciales pour la mise en œuvre de ce plan stratégique. En plus du bureau central de Bangui, le PAM détient 6 bureaux de terrain dans les villes de Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Paoua, Bossangoa. Mais travaille sur toute l’étendue du territoire centrafricain en fonction du besoin les plus urgents exprimés par les populations les plus vulnérables.
Rappelons que ce plan stratégique s’aligne sur le cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2023-2027 et le plan national de redressement et de consolidation de la paix du gouvernement notamment la réalisation de l’objectif « faim zéro » des Objectifs du Développement Durable (ODD2).
Belvia Espérance Refeïbona

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