Oubangui Médias s’est intéressé aux professionnelles de médias féminins.  Le mois de mars a été consacré par les Nations unies en vue de pousser des gouvernements et États à prendre à bras le corps, l’autonomisation des femmes et des filles dans le monde. Cependant, mai est le mois de la commémoration de la journée internationale de la liberté de la presse. Oubangui Médias publie une série d’articles sur les femmes mais aussi sur le monde médiatique en Centrafrique.

Les différents organes de presse que nous avons sillonnés, le constat est déplorable plus de 46 ans après l’adoption de cette journée peu des professionnelles de médias féminins malgré le fait de leurs compétences et savoir-faire, occupent des postes de responsabilité dans différentes structures médiatiques.

Quelle en sont les raisons ?

Selon les données que nous avons recueillies au sein du Département des Sciences de l’Information et de la communication, depuis sa création il a pu former plus de cinq cent (500) professionnels de médias dont deux cent (200) femmes.

Après avoir parcouru quelques structures médiatiques de la capitale, nous pouvons affirmer que la politique de 50/50 à horizon 2030 est loin d’être atteint dans cette corporation.

Par exemple à la radio Centrafrique qui compte plus de 180 personnel dont une soixantaine de femmes, seulement une dizaine qui occupent des postes de responsabilité équivaut à 10% seulement, contrairement aux hommes qui sont une centaine et plus soixante occupent des hautes fonctions.

Une situation identique à radio Ndeke Luka soutenue par la Fondation Hirondelle. Selon nos informations sur 12 femmes qui font partie intégrante du personnel de cette chaîne radio, deux seulement sont responsabilisées. Même son de cloche à la fréquence RJDH qui est un média de droit de l’Homme la parité 50/50 est loin d’être observée. Sur 9 femmes, seulement 2 occupent des postes de responsabilité.

Contrairement au journal Oubangui Médias au moins deux femmes font partie du staff de cette entreprise des médias. L’une est nommée rédactrice en chef et l’autre est responsable du service marketing et logistique de ce jeune média dont 60% du personnel est composé des femmes. 

Les raisons de cette inégalité vis-à-vis des femmes journalistes varient d’un organe à l’autre.

Certains journalistes que nous avons interrogés pensent que la plupart des cas, ces femmes journalistes sont parfois victimes d’harcèlement sexuelle dans leurs lieux de travail.

Dorcas Bangui-Yabanga