A chaque occasion qui se présente, le gouvernement présente une hausse tirée des revenus de l’exportation de l’or et du diamant centrafricaine, outre fois contrôlée par des groupes.

« En ce qui concerne le secteur minier, la production de l’or a, pour la première fois, dépassé le seuil de la prévision fixée, soit une tonne et demie (1,5t) pour une valeur taxable de 23 milliards 469 millions 81 mille 876 FCFA par rapport à l’année 2016 où la production était de 28,283 kilogrammes pour une valeur taxable de 491.985.530 FCFA », a présenté le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera lors du discours de l’an deux de son 2e mandat, le 30 mars dernier.

Pour le président Centrafricain, en dépit du maintien injustifié de l’embargo du Processus de Kimberley sur 16 grandes zones de production sur les 24, la production du diamant a atteint cette année 115.000 carats pour une valeur taxable de 8 milliards 317 millions 14 mille 540 FCFA, contrairement à l’année 2016 où elle était de 11.487 carats pour une valeur taxable de 1.170.868.323 FCFA.

Au regard de ces statistiques encourageantes, « j’ai instruit le Gouvernement d’adapter un cadre juridique de calcul de taxes et impôts adapté à l’environnement économique mondial et une nouvelle mercuriale pour l’exportation de l’or et du diamant », a-t-il souligné.

L’or et le diamant constituent des richesses qui attirent l’intérêt de plus en plus des investisseurs, mais aussi sources d’insécurité dans le pays, en raison de la guerre de contrôle des sites miniers entre le gouvernement et les groupes armés qui l’exploitent d’une manière illégale.

Depuis 2013, le gouvernement a perdu l’économie des ressources minières car, le pays a été contrôlé à 80% par les rebelles qui l’exploitaient  leur guise.

Fridolin Ngoulou