Pour faire face au chômage, de nombreux jeunes Centrafricains se lancent dans des activités génératrices de revenus, notamment la vente ambulante de café. Un commerce qui permet à plusieurs d’entre eux de subvenir à leurs besoins quotidiens.

On les rencontre dans les marchés ainsi que sur les grandes artères de la capitale. À l’aide de chariots, ces jeunes dont l’âge varie entre 18 à 25 ans, sillonnent plusieurs kilomètres chaque jour à la recherche de clients.

Pour Gressombo Yannick, vendeur de café au marché Petevo, cette activité constitue une véritable source de subsistance. Toutefois, il fait face à certaines difficultés, notamment l’instabilité du prix du café.

« Je suis vendeur de café au marché Petevo, mais souvent le prix du café n’est pas fixe. Pour le moment, nous vendons le gobelet à 100 francs CFA », explique-t-il.

À quelques mètres de la station Bocom, Emmanuel Danboy, conducteur de moto-taxi, donne son avis sur cette activité. « C’est grâce à nos frères qui vendent le café que nous sommes soulagés dans nos activités. Je profite de votre micro pour les encourager à persévérer. C’est ce qui fait la force de notre pays », témoigne-t-il.

Quant à Urbain Djimokoyem, il souligne un changement de comportement chez les jeunes : « Nous avons choisi de gagner notre vie à travers la vente ambulante de café plutôt que de nous livrer au vol, ce qui ne fait pas notre fierté. »

Il convient de signaler que cette activité, bien que modeste contribue au développement du pays. Les jeunes vendeurs de café appellent ainsi les autorités à mieux les encadrer et, si possible à leur apporter une assistance financière.                                             Shérifa Adam