Après son lancement officiel, les travaux de la 3ᵉ édition du Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SANEF) se poursuivent à travers des panels. Ce 10 mars 2026, plusieurs thématiques ont été développées à l’intention des femmes entrepreneures.
Parmi les thèmes abordés figure : « Entrepreneuriat féminin 4.0 : libérer le potentiel par l’innovation circulaire et les leviers technologiques », présenté par Mme Sephora Kodjo.
Dans son intervention, Sephora Kodjo, invitée spéciale de cette troisième édition, a mis en lumière l’importance du digital dans l’entrepreneuriat. Selon elle, la digitalisation des entrées et sorties financières permet de mieux gérer une entreprise. C’est une manière plus efficace d’assurer une bonne gestion et de maintenir la traçabilité des activités. La comptabilité, a-t-elle ajouté, constitue également un outil essentiel pour une meilleure gestion des ressources financières. Ainsi, la panéliste a exhorté les femmes à bien organiser leur comptabilité.
Pour elle, l’utilisation du digital est très importante, car elle permet non seulement de gérer efficacement les finances, mais aussi de développer et de dynamiser les activités.
Cependant, pour atteindre un certain niveau de performance, une bonne gestion financière reste indispensable. La question du type de technologie à utiliser a également été soulevée lors de sa présentation. En réponse, Sephora Kodjo a rappelé que cela dépend de la taille de l’activité et du secteur concerné.
« Le digital est une opportunité majeure pour les femmes, une opportunité de création de valeur économique et donc de richesse. Il permet d’améliorer les revenus, de diversifier les activités, mais également de créer des emplois. Il existe de nombreuses opportunités dans ces secteurs, notamment dans certaines filières qui sont en train de mieux se structurer. Nous croyons que les femmes ont une place stratégique à y occuper. Quand vous regardez tout ce qui concerne les systèmes agroalimentaires, les femmes constituent la majorité de la main-d’œuvre, mais elles occupent souvent des positions très limitées. Lorsqu’on parle de transformation, on les voit beaucoup moins. La finance intervient aussi pour répondre à un certain nombre de prérequis, notamment les conditions de travail, les procédures, les mécanismes, les processus, la traçabilité et le respect des normes. Nous sommes heureux d’être aujourd’hui en Centrafrique pour partager modestement notre expérience et contribuer à dynamiser davantage les efforts locaux », a-t-elle déclaré.
Certaines participantes ont également exposé les défis rencontrés dans la chaîne de valeur, notamment les difficultés liées à l’accès aux matières premières et aux emballages.
Elle a par ailleurs lancé un message d’encouragement aux femmes entrepreneures afin qu’elles ne baissent pas les bras : « Aux jeunes femmes centrafricaines, je voudrais transmettre beaucoup d’énergie positive et leur dire de ne pas abandonner. Il faut être ambitieuse, même face aux difficultés, et continuer à persévérer. Je suis moi-même encore relativement jeune, car en Afrique, lorsqu’on a moins de 35 ans, on est toujours considéré comme jeune. Je n’ai pas encore 35 ans, mais j’ai fait de bons choix très tôt dans ma vie. J’ai décidé d’investir dans ma formation, dans mes connaissances et de me renforcer en apprenant et en travaillant. À toutes ces jeunes femmes, je dirais que la première chose qui fera la différence, c’est l’ambition que vous aurez. »
Au cours de la même journée, d’autres thèmes ont également été abordées, notamment « Passer les barrières socioculturelles et oser entreprendre », un panel qui a permis aux intervenants de proposer des pistes de solutions pour surmonter les obstacles socioculturels.
Un masterclass a également été organisé sur le thème : « Leadership féminin et positionnement stratégique à l’ère du digital ».
Enfin, la session « De l’idée à l’opportunité : structurer un projet digital entrepreneurial viable » a permis la présentation de deux projets digitaux par les intervenants, développés par Pétula Lenguezial.
La troisième édition du Salon national de l’entrepreneuriat féminin se poursuit ainsi comme un cadre d’échanges, de formation et de partage d’expériences au profit des femmes entrepreneures centrafricaines.
Déus Gracias Tchémanguéré

Le digital est devenu incontournable bravo d’accompagner les femme à développer leurs activités