Au lendemain de la convocation du référendum constitutionnel par le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra le 30 mai dernier,  il ne se passe pas un seul jour pour que la position des FACA soit attaquée  par des hommes en armes assimilés aux éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Un défi majeur pour les forces de défense et de sécurité. Ces multiples attaques poussent certains centrafricains à s’interroger sur la garantie en ce qui concerne la réussite de cet exercice démocratique. Pourtant, les chefs d’états-majors des différents corps des forces de défense et de la sécurité ont rassuré le Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Pourtant l’état-major des FACA a  indiqué dans un communiqué de presse suite aux menaces de l’ancien chef d’Etat de la transition Alexandre Ferdinand Nguedet, que des dispositions sont déjà prises pour faire face aux éventuelles attaques.

Certaines localités ont subi des coups de fouet ces derniers jours c’est le cas de Zemio dans le Haut-Mbomou où des combats opposent les deux groupes rivaux de cette localité depuis plusieurs mois déjà.  Il s’agit des milices locales « A zandé Ani kpigbi » et les éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass membre de la CPC.

Pas plus tard, au début de cette semaine un violent affrontement a eu lieu. Selon des sources locales ce combat qui a duré presque trois jours a fait plus de 40 morts dont des civils.

Dans la préfecture de Vakaga, selon nos informations, des bruits de bote se font entendre aux alentours du village Sikekidé. Une situation qui inquiète la population locale qui compte sur Bangui pour leur sécurité.

Peut-on espérer encore sur les troupes onusiennes qui ont ce mandat de secourir les civils dans quelconques circonstances ?  La réponse est oui selon Dr Guy Karema, le porte-parole par intérim de la Minusca lors de la conférence hebdomadaire de cette mission onusienne en RCA le mercredi 21 juin:

« Ce n’est pas parce que la Minusca n’a pas le  mandat pour appuyer le processus référendaire qu’elle va abandonner les civils en cas d’attaque lors du vote. Nous avons ce mandat de protéger les civils dans n’importe quelle circonstance ».

Christian Steve Singa