Une réunion technique a eu lieu dans la soirée du vendredi 9 juin à l’hôtel Ledger-Plazza à Bangui entre ces femmes entrepreneures en vue de se préparer pour le salon international de l’entrepreneuriat qui aura lieu au Cameroun dans les jours à venir où une dizaine de pays d’Afrique dont la RCA y prendra part.

Cette initiative vise à récompenser trois femmes entrepreneures ayant une entreprise légalement constituée d’au moins un an d’expérience dans un domaine spécifique comme l’agriculture, l’agro-industrie, la transformation numérique au service d’une agriculture durable.

Comme dit un dicton populaire. « Seul j’irai vite mais ensemble nous irons loin », c’est ainsi que les femmes entrepreneurs de la RCA se mobilisent par secteur d’activités pour prendre part à ce grand rendez-vous du donné et de recevoir afin de montrer au monde entier que celles-ci possèdent des talents et contribuent au relèvement économique de la RCA.

Elles sont au moins une cinquantaine qui exercent dans différents secteurs d’activités à prendre part à cette réunion importante qui intervient à quelques jours de la tenue de ce selon international.

Après plus de deux heures de partage d’informations avec certaines femmes entrepreneures qui sont à l’étranger via l’application Zoom, les entrepreneures de Centrafrique ont à l’unanimité décidé de mettre en place un bureau de pilotage des différents projets qui feront l’objet de cette candidature.

Au total cinq groupes ont été mis en place, des maquilleuses et des coiffeuses se sont assemblées, des femmes transformatrices des produits agricoles se sont aussi mises d’accord de soumettre un seul projet et les stylistes ne sont pas restées à la marge de cette compétition internationale.

Cette rencontre démontre selon Marlène Gervil-Yambala directrice gérante de Geter-Agri, la détermination et l’engagement des jeunes femmes entrepreneures de Centrafrique qui ont des potentialités mais qui sont connues localement : « L’intérêt de cette réunion est de partager les informations afin de permettre aux  entrepreneures de comprendre l’importance de ce selon international en vue d’y prendre part pour montrer le savoir-faire des femmes centrafricaines. Et leur montrer aussi les conditions qui sont simples, c’est d’abord être en règle c’est-à-dire avoir son numéro RCCM et exercer au moins un an d’activité sur le territoire des pays sélectionnés », a-t-elle souligné. 

Ce réseau des femmes est déterminé pour remporter deux financements à ce concours à l’échelle continentale. La réunion a été modérée par Portia Deya-Abazene l’une de leadership qui s’impose dans le pays.

Christian Steve SINGA