Le Haut Conseil de la Communication (HCC) a organisé une journée de réflexion consacrée aux relations et à la collaboration avec les nouveaux médias. L’activité s’est tenue ce jeudi 4 juin 2026 à Bangui. Cette initiative vise à examiner différentes thématiques permettant d’identifier des actions susceptibles de lutter contre la désinformation en République centrafricaine.
Financée par l’ambassade de France, cette session a réuni des professionnels des médias, des acteurs du numérique, des responsables de plateformes d’information en ligne ainsi que plusieurs partenaires du secteur de la communication.
L’objectif est de créer un cadre d’échanges permettant d’examiner les défis et les opportunités liés à l’émergence des nouveaux médias en République centrafricaine. Nellie France Yapandet, vice-présidente du Haut Conseil de la Communication, a expliqué la quintessence de cette rencontre :
« L’atelier que nous venons d’ouvrir aujourd’hui se veut un cadre de concertation privilégié, propice à des échanges approfondis et à l’élaboration de propositions pertinentes et opérationnelles. Il ambitionne de favoriser une meilleure compréhension des enjeux actuels, de consolider les synergies entre le Haut Conseil de la Communication, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP), les professionnels des médias ainsi que les acteurs du numérique, et d’identifier des réponses adaptées aux réalités spécifiques de notre pays », a-t-elle confié.
Dans son allocution, le représentant de l’ambassade de France en République centrafricaine, Sébastien Botreau-Bonneterre, a souligné que les travaux permettront également d’identifier des pistes de solutions face aux défis que représentent la désinformation et les discours de haine qui circulent parfois sur les plateformes numériques.
« En étudiant les recommandations et les réflexions qui seront formulées au cours de cette journée, que j’espère aussi riche que possible, nous réfléchirons ensuite, avec le Haut Conseil de la Communication, aux activités à mettre en œuvre. Faudra-t-il un nouveau cadre juridique ? Je n’en suis pas persuadé. Faudra-t-il apporter de nouveaux éléments en matière de déontologie ? Toutes les options restent ouvertes. La seule chose que je peux affirmer dès à présent, c’est qu’il faut soutenir toutes les initiatives visant à renforcer la liberté d’expression, l’intégrité de l’information et l’éducation du public. Tout cela s’inscrit dans le cadre de notre coopération avec le Haut Conseil de la Communication », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que les conclusions des échanges attendues à l’issue de cette journée pourraient servir de base à de futures actions du Haut Conseil de la Communication en faveur d’un environnement médiatique plus professionnel et responsable.
Shérifa Adam

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