Le vendredi 5 juin 2026, à l’Alliance Française de Bangui, le journaliste environnementaliste Juvénal Koherepede a présenté son nouveau recueil intitulé « Les larmes vertes de la terre », paru aux éditions Oubangui. Cet ouvrage, à la fois poétique et engagé, se veut une mise en garde contre les dérives écologiques qui menacent notre planète.

Dans une salle attentive, l’auteur a expliqué le sens de ce titre évocateur : « Les larmes, c’est des cris, des expressions de douleur, des ressentiments qui ne sont pas bons. Chaque dégradation de la terre, chaque feu de brousse, chaque coupe anarchique de bois représente une larme qui coule des yeux verts de la terre. »

Juvenal Koherepede, connu pour son engagement en faveur de l’environnement, dénonce dans ce recueil les multiples atteintes à la nature : destruction de la couche d’ozone par les pays industrialisés, feux incontrôlés, déforestation massive. Mais au-delà du constat, il appelle à une prise de conscience collective. « On est fatigué d’accuser le gouvernement, fatigué d’appeler les ONG au secours. On oublie que nous-mêmes, citoyens, pouvons prendre des initiatives. Les petites actions comptent », a-t-il insisté.

Le recueil, disponible dès à présent aux éditions Oubangui, sera progressivement distribué dans les librairies de Bangui et au-delà. L’auteur a rappelé que ses précédents ouvrages avaient trouvé un large public grâce à la collaboration entre éditeurs et points de vente, et il souhaite que Les larmes vertes de la terre soit tout aussi accessible.

Au fil de son intervention, Juvénal Koherepede a multiplié les exemples concrets pour sensibiliser son auditoire : un fruit jeté à terre qui pourrait devenir une pépinière, un arbre coupé pour un champ alors qu’il pourrait être conservé et cultivé, ou encore un feu de brousse qui détruit des hectares et met des vies en danger. « Chaque geste quotidien doit être réfléchi. Est-ce que ce que je fais a un impact positif ou négatif ? », a-t-il lancé.

Pour lui, la responsabilité ne repose pas uniquement sur les institutions. « Le premier responsable, c’est le gouvernement, oui. Mais je préfère que ça commence par le plus petit niveau, pour monter. Les petits ruisseaux font les grands cours d’eau », a-t-il rappelé, invitant chacun à devenir acteur de la lutte contre le changement climatique.

Avec Les larmes vertes de la terre, Juvénal Koherepede ne se contente pas de dresser un constat alarmant : il propose une voie, celle de l’engagement citoyen, des gestes simples mais porteurs de changement. Ce recueil est une invitation à transformer les larmes en actions, pour que les yeux verts de la terre retrouvent leur éclat.

Dieu Béni Anderson Kabou