Situé à plus de 45 km de la ville de Ndélé dans le Bamingui-Bangoron, le village Kotissako compte environ 5.000 habitants mais ne dispose qu’un seul centre de santé qui est tenu par des secouristes formés par la croix rouge centrafricaine. De passage dans cette partie du pays, Oubangui Médias a pu échanger avec les responsables de cette structure sanitaire. Ils demandent au gouvernement d’envoyer un médecin généraliste dans ce village.
L’insécurité, difficile accès au soin de qualité, la dégradation des routes, le manque des enseignants qualifiés, la liste n’est pas exhaustive. Ce sont là les problèmes que presque toutes les villes de la RCA y font face.
Le cas patent est celui du village Kotissako situé à plus de 45 km de la ville de Ndélé dans le Bamingui-Bangoron au Nord-Est de RCA.
Selon les témoignages que nous avons recueillis auprès de la population locale, les maladies qui sont fréquentes dans ce village sont la diarrhée, le paludisme, les infections pulmonaires et d’autres comme la fièvre typhoïde. Cela est due parfois à la négligence de la population et d’autre part au manque des forages.
Pour tenter de répondre à ces besoins sanitaires, un centre de santé a été créé où au-moins 10 secouristes ont été formés pour apporter les premiers soins aux malades qui sont admises dans ce centre.
Après une brève discussion entre Nestor Assan dans sa blouse blanche qui est l’un des responsables de ce centre, ce dernier nous a conduits dans la salle d’hospitalisation pour qu’on puisse palper du doigt les difficultés que rencontre ce centre.
Dans cette salle de 50 m², ici au moins 14 lits sont visibles, on y voit des différents patients. Des bébés, des femmes enceintes et des hommes partagent cette unique salle.
Juste à l’entrée de la salle, Emmanuel souffre de la hernie depuis trois jours. Il n’attend qu’une occasion pour être évacué à Ndélé pour une intervention chirurgicale. Puisque selon Nestor Assan, l’état du patient ne lui permet pas de monter sur une moto: « Habituellement nous évacuons les cas graves à l’aide des motos parce que nous n’avons pas une Ambulance. Mais son cas nécessite un véhicule », a-t-il sifflé dans nos oreilles.
Juste à côté de cette salle, on voit une autre pièce où il est écrit à l’entrée « la pharmacie ».
Bertrand Nzouvade, le gérant de cette mini pharmacie nous accueille chaleureusement. Une autre surprise nous attend encore ici. Dans cette pièce de 5m², on y trouve deux étagères fabriquées en bois blanc mais qui sont presque vide. Juste quelques cartons vides des médicaments y sont installés. Selon le gérant, il n’y a que des paracétamols et quelques anti-inflammatoires qui sont dans cette mini pharmacie.
Face à ce tableau sombre que présente le centre de santé de Kotissako, Nestor Assan demande au gouvernement d’envoyer un médecin généraliste afin de prêter main forte à ce centre de santé et aux ONG de leur venir en aide en moyen roulant afin que les patients graves soient d’évacués.
Il est important aussi de mentionner que ce centre de santé est géré par un comité de gestion communément appelé COGES. Il joue un rôle d’interface entre la population et le personnel dudit centre.
Christian Steve SINGA de retour de Ndélé.

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